‹ Histoire populaire de la peinture (volume 3)Chapitre 61 sur 126 · LE VIEUX CHATEAU · texte numérisé non relu

LE VIEUX CHATEAU

du xvn6 sièle, occupés que sont ceux d'aujourd'hui par d'autres y isées,ces choses nen existent pas moins, toujours aussi complaisantes, aussi grasses el aussi invitante- à la paresse. Comment font les Hollandais pour travailler, et travailler tant, voilà ce qu'on se demande quand on vient chezeux ! Pourtant ils travaillent, el beaucoup. Leur- fortunes ne se t'ont pas toute- seules, et leurs maisons, leurs meubles ne -ont pas astiqués et polis par des mains invisibles. Une fois le pied mi- sur le sol hollandais, une lois la frontière franchie, on se -eut dans un pays tout ii fait différent. La Belgique, a part Bruges, ressemble encore un

peu, et comme aspects de villes et comme aspects de campagnes à ce que nous possédons nous-mêmes. La Hollande a l'air, brusquement, d'un pays oublié comme cela.

Puis on devine parmi tout, au-dessus de tout, la \aste mer. Même quand on ne la voit pas, on sent souffler sa luise au-dessus des têtes, une brise qui laisse tomber sur les prairies un sel imperceptible. Cette mer qui a l'ail la fortune du pays qu'elle devait engloutir, est jusque dans l'atmosphère des Ailles, et le

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