‹ Histoire populaire de la peinture (volume 3)Chapitre 81 sur 126 · PAUL POTTER. — LE PACAGE · texte numérisé non relu

PAUL POTTER. — LE PACAGE

au cœur plus que ce qu'il entend rapporter, car il aurait bien pu faire de L'Italie

sur place, et du faux soleil sur commande. Vous savez qu'il est bon car il se rapproche des choses humbles; qu'il est modeste, et même trop, car lorsque quelque Berchem, pour qu'un tableau de lui soit « de vente », et sur le désir d'un bourgeois, introduit des figures dans ce tableau, Ruysdael ne le prie pas d'être plus discret et de ne pas y mettre si à l'aise ses rouges trop voyants et ses figures trop prétentieuses. Enfin vous sente/, bien que lorsqu'il est tout seul,

PAUL l'UTTER. — LA l'HAIHII..

peignant pour lui, il \ met beaucoup de cœur, de conscience, et toute la force qu'il peut. Est-ce que tout cela ne vous suffit pas pour aller maintenant devanl le petil Buisson du Louvre ou devant le Champ de blé du musée de Rotterdam, les Dunes (TOverueen du musée de La Haye, le grand Paysage 990 de la National Gallery, si vaste, si plein d'air, avec le grand ciel si étonnant de mouvement sur le pâle bleu duquel courent et courent les nuages blancs et gris ? Ce petil Champ de blé de Rotterdam, et les tableaux de même thème, qu'il a fortement el grassement peints, esl émouvant presque connue la triste dune : il n'est guère grand el il n'est pas très régulier, ayanl poussé comme par hasard entre une route à demi défoncée, des haies malveillantes, et des cahots de terrain pierreux; un pâle rayon de soleil tombe d'entre les nuage- gris sur une partie du paysage, et il esl pour celle hunihle richesse de rencontre.

ÉCOLES FLAMANDE ET HOLLANDAISE

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Des tableaux sont encore infiniment plus tristes. Comme cet homme a dû par moments souffrir! (le sont, à Dresde, le Cloître avec sa tour en ruines, le lugubre

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