‹ Histoire populaire de la peintureChapitre 36 sur 119 · I. \ DEPOSITION DE CROIS · texte numérisé non relu

I. \ DEPOSITION DE CROIS

de ses travaux dans une des Stanze du Vatican, les figures allégoriques et religieuses du plafond dans la chambre devenue celle de ÏIncendie du bourg.

Nous avons à peu près, autant que cela se peut de si brève façon, indiqué les données principales sur l'éducation, puis sur la physionomie de l'artiste complètement formé. Il nous faut encore chercher dans son œuvre ce qui distingue spécialement son talent et lui crée sa place importante.

Il nous suffira, pour cela, d'examiner simplement les quelques grandes œuvres que nous avons signalées dès le début. La Deposizione, un de ses mox'ceaux les plus soignés et les plus parfaitemenl peints, est aussi un de ceux où il a le plus sincèrement ressenti une émotion et montré le plus de pathétique. La précision du dessin y confine un peu à la raideur, mais cette raideui

même contribue à l'effet de douleur el de mort. Le corps du Christ est un des meilleurs morceaux de peinture du Pérugin et de l'école ombrienne. L'harmonie sévère de la couleur, n'empruntant rien cette fois du charme d'un passage, à la fraîcheur tendre de costumes chatoyants augmente encore celte impression austère : une architecture grise toul unie, des vêlements bleus, rouges, vert -mil lue avec «le rares notes plus vives, comme un niant eau bleu clair doublé de jaune : cinq personnages apitoyés sur le corps du Christ, la Vierge -Mère, Madeleine, saint Jean, Nicodème et saint Joseph d'Arimathie, tous comme immobilisés dans la douleur, mais prenant part au drame qui est rigoureusement et éloquemmenl composé. Une matière de peinture qui est grasse et suivie comme un émail; un modelé sculptural comme celui qu'on pouvait attendre de l'élève

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