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w Instruit de ce fait par no- ainba^-ndour?^ avant leur départ de Moskou, nous expédiâmes au iiiiil-tiiu; uu eu\ojë choisi parmi nos aenlilshwinmes : le noble l'ierre Harabuida, qui lui porta lassurance par écrit que nous voulions rester en paix ei en bonne harmonie avec lui dans l'intërt^t dea chrétiena. Nous loi prouvions clairement que, s'il \ oulait que chacun de noua prononçai le m6me serment, il fallait comprendre dajtt une même paix et nous et nos provinceâ, car il n'était conforme ni i rhonnélelë ni à la raison qu'un serment, dont le but était la paL\ entre deux princes, amenât la guerre au sujet de telle ou telle province. Ce qui est le gage le plus respectable de la bonne ùarmonie devait-il laisser place à des causes d'hostilitc^s? Il convenait à dos pritices chrétiens de ne jamais \aner ni d«iii> leurs paroles ni dans leurs actes, surtout ior^qn lU •> ('tideni eiiiiai^és par un serment. 11 fallait donc veiller a ce que rien ne vint ' ( i ibler notre conviction d avoir agi avec probité et d'être restés âdeles à nos engagements.
» conseils que nous dictaient Tamour de Téquité et notre bienveillance furent bien loin d'avoir quelque influence sur i Tesprit du Moskovite. Car, après avoir entendu notre envoyé, il I exigea gu'il s'éloignât de la cour, et le retint contre son désir i dans une sorte de captivité; puis, après nous avoir expédié ses ambassadeurs fet déjà une première ambassade était aupiès de nous en Livonie), il mit le siéî^e df'\iial quelques-unes de nos places fortes, et notamment deux lois devant Wenda. Cette injure ne tarda pas à être punie. Notre armée, renforcée de recours que nous a \ ait envoyés la Suède, battit entièrement avec Taide de Dieu les troupes moskovites; les canons et les autres machines de siégo tonibèrent entre nos mains.
» Ce lut dans ces circonstances que nous reçûmes à Rrakovie, dans la capitale même de notre empire et dans notre palais, les ! ambassadeurs moskovites. On y voyait, en ce moment, une foule considérable d^hommes appartenant à presque toutes les nations chrétiennnes, et les ambassadeurs des rois, des princes et des pe(i[)l<>s étrangers. Mais ni leur présence dans notre sénat, ou nous revùiiies les Moskox ites avec tous les honneurs que se doivent les princes entre eux, m les conseils ne purent fléchir eur orgueil et les rappeler au respect qu'ils nous devaient. Ils refusèrent d'exposer l'objet de leur mission, sous prétexte que le grand-duc leur avait défendu de prendre la parole en notre présence, à moins que nous ne leur eussions rendu certain^ bon* aeurs, auxquels nous ne pouvions consentir sans déroger à notre
HiSTOiAli DE POLOGNE
dignité. Nous les leur refusâmes, et comme on ne put les décider ni à renoncer à leurs orgueilleuses prétentions ni à prendre la jiarole, ils sortirent du sénat et en inénie^tenips de krakoxiP sans avoir rien Uù\. Ainsi donc, annine né^'oriation n'avait été réi^lée ni même eutainée, lorsque nous leur permîmes de retourner en Moskovie.
)> Tous ces faite montrent clairement combien nous avons désiré de conserver la paix et la bonne harmonie avec notre ennemi; combien bous avons fiiit d'efforts pour épargner le sang des chrétiens et assurer leur tranquillité. lis montrent aussi avec la dernière évidence que le fifrand-duc de Moskovie, par ses procédés et par ses insultes, s'est uniquennent occupé, a mis tous ses soins et toutes ses pensées à être en dissentiment avec nous, et qu'il a vofilu que nous renoncions et à nos provinces el à la dignité de notre nom.
» Il nous expédia ensuite i>ar son envoyé une lettre dans laquelle il nous demande de prêter serment pour la trêve dont les clauses, comme nous l'avons montré, avaient été rédigées contre le gré de nos ambassadeurs ; de permettre à ses ambassadeurs de revenir en Moskovie, et de lui envoyer, s'il nous semblait bon, des ambassadeurs qui régleraient nos débats au sujet de la Livonie.
» Mais qui ne voit combien il serait contraire a l'i'quité, à notre devoir et à notre dignité, de recurmaître par un serment une trêve d(Hi( les clauses non-seulement n avaient pas été consenties par nous, mais auxcpielles nous n'avons jamais sono'é? Potirrionsnous abandonner à sa' tvrannie la Livonie, le duché <le Roiirlande, et les autres pays de notre domination, intermédiaires entre la Livonie et l(>s frontières de la Prusse, qui suivent les lois de la Litvanie? N'avons-nous pas juré solennellement en montant sur le trône de protéger ces pays avec toute la fidélité et tout le zèle dont nous sommes capables, de les garantir au péril même de la vie des attaques de Tétrangert Cette partie de nos fonctions royales nous a toujours été la plus chère, et jamais nous n'avons donné la preuve d'un sentiment contraire. Jamais non i)lus nos ambassadeurs n'ont pu rien promettre, et tout prouve (ju ils n ont rien promi> (pii ne fût d "aci ikÎ avec notre manière de voir à ce sujet, car le serment par le(]uel ds se sont engagés à respecter la trêve ne renf(»rme aucune concession de cette nature. D'un autre côté, lorsqu'il s'agit d'une paix conclue entre des princes ou d'une convention passée entre des particuliers, quelle raison, quelle puissance, quelle nécessité peut con-
lUbTUltth DE POL0€i>;E
traliidre l'ime des deux partîeB à Taccepter, si, bien loin d'y consentir et d*y adhérer, elle n*y a même pas songé? Pour con^
dure une affaire, il faut i^ommencer par mettre d'accord les intentions des deux pai lie.^, et ensuite les exprimer par écrit, (le iiuintère que non-seulement les pensées mais les mois soient conlormes à leurs i[itenti(iM>.
)> Le ^rand-duc, notii- < nnomi, ne peut certainement ignorer cuuunent se traitent d'habitude les affaires. II lui suffit, je ne dirai pas de se souvenir du droit et de Téquité, mais de se rappeler ce que nés augustes prédécesseurs, ce que ses ancêtres, ce que lui-même feisaimt autrefois constamment lorsqu'il s'agissait soit d'une trêve à ligner, soit d'une paix à conclure.
» L'obligation que nous impose le grand-duc de Moskovie de prêter serment d*après la formule prescrite dans ses lettres n est pas un acte moins inique que les précédents. Eussent-elles été écrites d'après notre volonté et notre consentonient réci- , proques, eussent-elles été coniunnes à celles de nos cinibassa- (leurs, il convenait encore que chacun de nous prêtât serment, lui selon sa formule, et nous selon la notre. Tant s'en faut qu il ait ie droit d'exiger de nous un serment formulé dans des letti-es qu'il a écrites lui-même et à sa fantaisie contre notre pensée intime, contrairement à nos volontés et à celles de nos ambassadeurs.
» Il est bien évident pour tout le monde qu'il a agi dans ces circonstances avec injustice et mauvaise foi. Du reste, rien ne le montre mieux que la conduite de ses ambassadeurs, qui, arrivés à Krakovie, refusent d'exposer et de faire connaître ce qui avait été discuté, a» i ao^é et convenu entre nos envoyés et ceux ((ui avaient reçu mission du grand-duc de conférer avec eux, et ce que liii-niènie avait décidé.
» A ces ruses et à ces artifices se joiirniront des insultes publiques, ei des hostilités ouvertes. Non-seulement il ravageait la Livonie par de continuelles incursions, mais élevait sur les frontières du palatinat de Witesbk, c'est-à-dire dans une province dépendante de notre grand duché de Litvanie, une forteresse, d'où ses officiers se répandent dans les campagnes, pillant et ma^crant nos malheureux sujets. Lui-même faisait de grandes leviips dans ses États et se préparait sérieusement à la guerre. I>es plaintes nous arrivaient de toutes parts, soit par des lettres, soit par des messap:ers de l'illustre duc de Kourlande, des habitants de iiiiza et des coiiiniandaiils fie nos f)laces en Li%onie. Tous imploraient notre iiiterscidion cl, noli'ii ap|>ui. Rien ne pouvait plus et ne devait plus nous permettre de dillérer la guerre. C est
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pourquoi nous nous déâdâmefi par de justes ei sëmuK notîfi» à ne pas recevoir les lettres du lloskovite et à refuser notre serment pour (les œnditions qu'il avait prescrites de lui-nnème, de
son plein grë. Noire envoyé retourna auprès du ^rand-duc à Moskou et après lui avoir exposé nos raisons lui di c lara la ^ziierre, fruerre juste et le^iritimo. puisque (iéjà il avait rasàeaiblë contre nous une armée considérable sou^ Pskow.
» Quant à ses amba<sadeni*s, (ju il notis redemandait, nous les laissâmes retourner en Moskovie^ sans avoir rien pu obtenir d'eux^ car ils persistèrent toujours dans leur ^lenoe. Nous étions en droit de les considérer plut^ comme des espions qm comme des envoyés» car ils ne nous avaient pas dit un mol de Toljet de leur mission» Néanmoins nos ambassadeurs en Mosskovie nous avaient appris que c'était une véritable ambaamde, nous leur finies rendre tous les honneurs dus à leur titre, et donner tous les pri'ssMifs accoutumés dans les f>Rvs soumis à noire pouvoir. Quanta la .seconde ambassade qu il nous demandait d'envoyer en MoskoNi(;, après a\oir juré la trêve d'Rprès la formule prescrite dans ses lettK'- pour régler les affaires de la Livonie, il nous a semblé qu elle était inutile. A quoi serviraient des orateurs dans notre ditl'érend au sujet de la Livouie» si nous nous engagions par serment (et ce sont les conditions qu'il nous pose) non-seulement à lui abandonner la Livonie et la KourlaiMie, niais encore une partie des pays dépendants de la Litvanie, qaï séparent la Kourlande de la Prusse? Nous n*avons donc pas cra devoir nous engager par cette nouvelle ambassade à consentir à la perte de nos provinces et à notre déshonneur.
)) Ainsi donc, soldats I nous croyons vous avoir convaincus par Texposé des faits précédents, que nous avons toujours voulu éviter toute effusion de sang chrétien, que nous avons toujours désiré la paix et la tranquillité, et que ce désir nous a [)ou>>é k tenter les moyens de|conciIiation dont je vous ai entretenus. Tous les outrages que le grand«duc de Moskovie a &its à Notre Majesté Royale, nous les avons oubliés; nous avons sacrifté avec plai^r nos ressentiments à la paix et à la fortune de nos sujets chrétiens. Mais toute l'ardeur que nous avons montrée pour le maintien de la paix et de la bonne entente entre nos deux Ëtata^ loin de nous avoir fait obtenir de lui quelque chose de juste et d'équitable, semble a\ oir doul)lé son orgueil et son insolence. Il n'a cessé de chercher l(\s occasions de nous blesser personnellement, et de nuire à notre royaume do Pologne et à notre grand* duché de Litvanie.
Ljiyiiizeo by Googt''
HIST01RB DB POLOGNE
9 D'ailleurs, la conduite analogue qtt*il a toujours suivie à *ëgard de nos augustes prédécesseurs ne nous permet pas d'espérar qu'O nette jamais de luî-mènie des bornes à ses excès de toute nature. L'injure qu*il a faite à notre prédécesseur SigisiDond-Auguste. de glorieuse mémoire^ 7ous permettra de Tapprécier. H abreuva d'humiliations et traita de la manière la plus indigne, conti^ les droits des j^ens, des ambassadeurs du plus haut rani: choisis j)arini les sénateurs que ce jirinee Ini voyés, le palatin d'Inow Im hiw et le CiLslellan do Samogitie. 11 rançonna un o-enliliioiiane poluii<ns attaché à la cour de notre auguste prédécesseur, il s'arrogea orgueilleusement plusieurs objets précieux qui ne lui avaient été confiés que pour qu'il les examinât. II enleva aux marchands qui raccompagnaient une grande partie de leurs marckkaadiaes, et Ût mutiler les chevaux sous les yeux mêmes de nos ambassadeurs. La mort inopinée du roi Sigi^ond-Auguste ne lui permit pas de punir cet outrage. Noua hû avons demandé réparation de ses insuHes d'alors, sans qu*îl se soit nullement soucié de faire droit à notre demande. Que (lirai je de cet engagement par écrit de respecter la [iaix: (ju il donna à notre illustre prédéce.sseur Henri ? N'est-ce pas alors qu'il violait ses promesses, s'emparait de Pernau et soumettait d'autres places fortes de laLivonie?
» Au reste, nous voyons que ses ancêtres ont été pres(|ue tous d'aussi mauvaise loi dans leurs rapports avec nos prédécesseurs. Toutes les personnes exactement informées des faits sont unanimes à cet égard, et il est ûiciie d» prouver par des lettres des ancêtres du duc actuel de Moskovie conservées aux archives de notre grand-duché de Litvanie, combien de fois, lorsque les rois de Pologne, se reposant sur les traités conclus et jurés par les Moskovites, et croyant laisser leur royaume à l'abri de tout fiancer, s'engageaient dans des expéditions contre les peuples barbares et ennemis du nom chrétien, les MosknMh -> ont été parjures et sacrilèges; combien de lois ils ont rompu les traités, repris les armes et tombé sur nos prédécesseui-s au moment ou ils rëprimaient las incursions des païens; combien de fois ils les ont forcés de renoncer aux projets de guerre formés dans Tintérêt du monde chrétien pour venir repousser leurs attaques.
ji Cet Yvan, fils de Vassili, notre ennemi, Fimite dans ses écrits et dans ses paroles, il surpasse même la versatilité, la ruse et la perfidie de ses ancêtres. C'est ainsi que, tandis qu'il eTivoyait à Sigismond-Auguste, notre prédécesseur, de glorieuse mémoire, des lettres de sauvegarde [)Our les envoyés qui de-
HISTOIRE DE POLOG^E
vaiont vc\i\or lo^^ (mhkIïi ioin i\c lu paix . il ;itii>?ait toni (Tiin coup t't occupait l'iilotsk. Il se servit du mrmr strataLMMtic contre nous, lorsque, après nous avoir donné l'assurance de la paix, il attaqua subitement la Livonie, et cependant il avait essayé de nous détourner, nous, de notre royaume de Poloî::ne et le grandduché de Litvanie, de songer à la défense de cette province.
» Ainsi donc, comme rien ne peut plus noùs faire espérer de voir le grand-duc de Moskovie revenir à la bonne foi et à de meilleurs sentiments, et que, bien loin de nous oflHr les garanties d'une paix certaine, il ajoute aux anciennes et aux dernières injures chaque jour de nouveaux outrages, cherche tous les moyens de nous tromper et de porter atteinte soit à rii )riiieui de notre nom, soit à rintéi^rité di' notre em|)in\ nous croyons devoir nous en rapporter au ju^Tuient du Dieu tout-puisant, qui a tout vu de ses yeux équitables, et en appeler à une juste vengeance, après avoir inutilement employé et épuisé tous les moyens qui pouvaient nous donner une paix honorable et assurée, et épargner ainsi les biens et la vie de nos sujets chr^iens. En conséquence, nous avons fait remettre ses lettres trompeuses, et déclarer une guerre juste et légitime à Yvan, lils de Yassili, grand-duc de Moskovie.
» Otte guerre a pour but de venger et de repuusser loin de nous la double insulte qui nous a été faite soit par lui-uiènie dans ses discours et dans ses lettres, soit par ses ambassadeurs; les maux cruels (ju il fait subir depuis tant d'années à nos sujets, et tous les dommages que notre royaume de Pologne on a ressentis. Mais adn que tous sachent combien nous désirons peu la ruine et le malheur des sujets chrétiens du grand-duc, nous déclarons qui! ne sera fait de mal (autant du moins qu'il sera en notre pouvoir de Tempécher) à aucun de ceux d'entre eux qui ne combattront pas contre nous, soit dans les places fortes, soit sur le champ de bataille. Car nous savons bien que tous les motifs de cette guerre nous ont été fournis par le grand-duc luimême et par lui seul. Seul, il nous attaque dans notre honneur et dans notre dignité ; seul, il ne cesse de convoiter nos provinces îuec une ambitieuse avidité, ('/est de lui seul que nous voulons réprimer TaudjH'e effrénée, arrêter les cruautt*s iM les brigandages, afin de rendre (si nous le pouvons) dans la suite la paix et la tranquillité aux chrétiens.
» Nous espérons ou plutôt nous croyons fermement que lo Dieu très-grand et très-bon nous favorisera, nous, nos années et notre royaume, dans une guerre entreprise avec des moti& si
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jiK4es et si sérieux, qu elle est pour nous une n^ssit^. Nou»
pensons aussi quo h's princes chrétiens et tous les hommes qui seront instruits de ces faits n'hésiteront pas de verser le san^ des chrétiens, que injiis avons toujours défendus, protéjïés et garantis de tout mal, <pii tious iniil t»ntrt'j)rondre cotte guerre, mais (juo nous y avons été poussa» |>ar tant d'injures arcompagnëes de[)uis si longtemps de cruautés et d(» barbaries, par la nécessité de défendre notre di<;nité, par le triste état de nos provinces et de notre grand>duclié de Litvanie. par le besoin de veiller sur le bonheur, sur les biens, sur la ^ie de nos sujets depuis si longtemps victimes des atrocités moskoviles; enfin, par le conseil et l'avis de notre royaume et du grand-duché de Litvanie, qui demandent une paix certaine, durable et le rétablissement de la tranquillité parmi les peuples de nom chrétien.
» Ce nVst fias avec de teîs nioiif- et avec Ir- mlontions qui no!is aniuK iil dans (ciir |;ueri(* (pir fious pou\ons douter du zèle, de l'ardeur et de la (idélité de nos troupes; cependant nous ISB exhortons à montrer dans cette campagne, sous nos ordres, un courage au-dessus de tout péril et à penser à la gibire et M bonheur qui les attendent en combattant pour une si bonne el si juste cause.
» Que nos sujets se pn'[)aront à combattre avec la vaillance lial>itueile à notre nulion, avec rintn'[)i(iité de nos ancêtres pour se venirer ol se garantir h jamais des injures continuelles que leurs concitoyens ou eux-mêmes ont eu à souffrir.
» Que les étrangers qm servent sous nos drapeaux songent que s'il est beau de se dévouer pour le salut de ses voisins, de se mettre en danger pour eux, il n*est pas moins important à leur
sûreté particulière qu'à celle de leurs concitoyens d*ëteindre l'incendie qui dévore la demeure du voisin.
» Que tous en général apportent dans une guerre si juste le plus vif désir de s'illustrer par de hauts faits. Chacun y ac« querra une gloire ou un mérite d'autant plus grand qu'il aura à faire une guerre plus sérieuse et plus difficile contre l'ennemi le plus cruel du genre humain.
» Pour nous, nous allons récompenser sj;ënéralement le couraije. la fidélité, le zèle, les eflfu îs de cliacim de nos soldats par notre biPFiveillance, notre fa\iMir et m> laii^esses, de telle sorte que personne n'ait à se reî)entir de ses exploits, et tous voient que nous aimons à glorifier et à honorer la valeur est les belles actions selon leur miérite.
t$« aiSTOIll BE POLOGNE
» Fait à Swir, le 4 ^ juillet de Tannée du Seigneur, 4579, et de notre ràgnt la quainèoie.
» ÊTiBicm, roi. »