Histoire populaire du Canada
En rééditant cette Histoire populaire du Canada, nous avons entendu respecter l’œuvre d’un écrivain estimé qui a laissé le souvenir d’un bon patriote et d’un pédagogue éclairé. Nous lui avons donc conservé le caractère aimable et souriant que lui a donné son auteur. Toutefois, quelques changements de détail s’imposaient. En outre, des événements d’une importance capitale pour notre nationalité sont survenus depuis l’Union où finit le douzième et dernier entretien de Madame Genest à ses petitsenfants. Bien qu’ils touchent par un côté à l’histoire politique, ils ne peuvent manquer d’intéresser la jeunesse qui y rencontrera d’admirables exemples de force morale, de civisme et de fierté nationale ; ce seront pour elle autant d’excellentes leçons de patriotisme. Dans l’arène parlementaire où de longs combats se sont livrés autour de nos plus chères libertés, apparaissent de nobles figures dignes de trouver place à côté des héros militaires de la Nouvelle-France. Les droits de la langue française au Canada ont suscité d’aussi vaillants défenseurs que le sol même de notre patrie. Qui osera nier que l’expansion des nôtres dans l’Amérique du Nord n’ait pas été la conséquence et le prix de leur soumission aux préceptes du Décalogue et aux enseignements de l’Église ?
Voilà, certes, entre plusieurs autres, deux questions qui offrent dans leurs développements, de nobles modèles à proposer à nos fils, pour leur faire comprendre quel respect et quelle estime ils doivent avoir pour nos institutions, notre langue et nos lois, suivant la vieille formule de nos pères.
C’est le but que nous nous sommes fixé en confiant à M. l’abbé Desrosiers, la rédaction des deux derniers entretiens, le treizième et le quatorzième, qui font suite