‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 126 sur 289 · MEME RENTE · texte numérisé non relu

MEME RENTE

LORD DURHAM ET L'UNION DES CANADAS 281 n

avait virtuellement accompli son grand œuvre. Son rapport sur la condition de l'Amérique-Britannique était déjà avancé, et nul doute 1 qu'il dût y ajouter beaucoup durant le long et lent voyage de retour, | ce qui lui valut dans les pages de l’histoire une réputation supérieure à toutes les brillantes divagations d'un Brougham, et à la bonhomie enjouée et presque oubliée d’un Melbourne.

Cependant, il dut rencontrer la froideur de l'opinion officielle qui ‘fl se manifesta tout de suite dans le refus du salut ordinaire à l’arrivée | de son navire, et il dut s’irriter de la critique ignorante des hommes

habiles des deux chambres du parlement. Il dut faire face à une siiuation que sa fierté ne pouvait tolérer, que la réception bienveillante

pour lui ne pouvait adoucir; et au bout de quelques mois, le noble, | délicat, impulsif, brillant, affectueux et perspicace homme d'Etat était mort laissant un document enchâssé dans les annales de la liberté et du gouvernement constitutionnel. Ce document fut communiqué au parlement britannique le 2 février, 1839, et forme, avec ses nombreux | l annexes et rapports accessoires, une étude très élaborée de l'histoire | politique des premiers temps de l’Amérique-Britannique-—un sommaire | volumineux et très précieux des conditions, des opinions et des ten- l dances dans les provinces. Comme fruit de six mois de travaux et d'expérience, ce rapport est merveilleux de portée et de caractère; | | comme exposé exact et impartial et comme tableau prophétique de | M

de la populace ne pouvait changer, que la conscience d’avoir le droit De . |

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