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1867, après qu'on eut établi la Confédération des anciennes provinces du Canada, l’hon. William MacDougall introduisit dans la nouvelle Chambre des Communes une série de résolutions à ce sujet. Ces résolutions déclaraient que le Dominion du Canada devrait être étendu jusqu'aux rives du Pacifique; que ja colonisation du nordouest, le développement de ses ressources minérales, et l'extension du commerce dans ses limites, dépendaierit également d’un gouvernement stable ; et que le bien-être de sa population disséminée serait favorisée par l'extension des institutions et du gouvernement canadiens sur toute cette région. L'année suivante, M. MacDougall et sir George Cartier allèrent en Angleterre afin de régler les conditions et en 1869, les arrangements furent finalement terminés entre les gouvernements intéressés.
Le Canada réclamait toute la région comme un droit. Il accepta le territoire à la condition de payer £ 300,000 sterling, à la compagnie. Il concéda en même temps un vingtième de toutes les terres arpentées pour la colonisation dans ce qui était appelé Terre de Rupert, et donna certaines garanties contre les impôts indus. La compagnie, de son côté, restait en possession de ses postes de traite historiques, et maintenait son influence sur les indigènes et ses facilités spéciales pour le commerce des fourrures. Bien que le monopole commercial fut perdu et que les progrès de la colonisation et les chemins de fer aient avec le temps changé la nature d’une grande partie de ses
affaires, la compagnie de la Baie d'Hudson continua d’être, et est
aujourd’hui une grande puissance dans le commerce et le développement du Nord-Ouest.
C'était vraiment un héritage impérial que le nouveau Canada acquit de cette manière. Ses lacs étaient comme de grandes mers; ses fleuves dans certains cas coulaient sur une distance de 2,000 milles depuis leur source jusqu’à la mer, ses champs de blé fertiles et inconnus allaient devenir virtuellement illimités, son atmosphère
comme on l'a constaté depuis était plus vivifiante que celle d'aucune autre région. Ses saisons étaient belles et agréables durant l'été, saines et fortifiantes durant l'hiver. Dans ses vastes plaines, les fleurs s'épanouissaient au printemps avec une singulière beauté; au firmament, le soleil d'été rayonnait de façon à faire croître et à mûrir de riches moissons. Le poisson abondait dans les lacs et les rivières. Les plaines près des Montagnes Rocheuses étaient bien protégées contre les tempêtes et bien adaptées à l'élevage du bétail. La surface du sol couvrait de vastes réserves de houille, de pétrole, et dans le nord lointain, des mines d'or, de fer et de cuivre d’une richesse inouïe. Mais la plupart de ces faits étaient inconnus ou n'étaient pas appréciés en 1869, et une période d'orages, de difficultés et de développement peu rapide, survint avant que le peuple canadien
’ , . ; , n'eut conscience de ses richesses, et avant que l'univers en eut
connaissance.