HONTE
M. Gladstone, lord J. Russell, lord Stanley, M. Roebuck, M. Edward Ellice, M. Robert Lowe, et autres hommes publics bien connus, furent nommés membres de ce comité, et, après une enquête sérieuse et volumineuse, il fut déclaré dans le rapport final que Îe désir de la part du Canada d’annexer une partie de cette vaste région dans un but de colonisation et de développement était juste et raisonnable ; que les districts de la rivière Rouge et de la Saskatchewan devaient être cédés à cette province à des conditions équitables ; que le gouvernement de la compagnie dans l’île de Vancouver devait cesser : que vu le danger qui résultait pour les Sauvages de tout système de concurrence ouverte dans le commerce des fourrures et de la destruction imprévoyante de précieux animaux à fourrures dans de telles conditions, le monopole purement commercial de la compagnie devait être préservé pour le moment. En 1862, l’hon. (plus tard sir) W. P. Howland, et l’hon. L. V. Sicotte, membre du gouvernement canadien, se rendirent à Londres dans le but d'insister auprès des autorités impériales sur le projet d’annexion. Au commencement de l’année suivante, sir Edward W.Watkin, un capitaliste énergique qui avait été préalablement intéressé dans les entreprises des chemins de fer du Grand-Tronc et de l’Intercolonial, et qui avait le pressentiment d’une ligne transcontinentale britannique, organisa une compagnie qui fit l'acquisition de l’actif de l’ancienne compagnie de la Baie d'Hudson, reconstitua cette compagnie avec une capital de £2,000,000 sterling, et commença à négocier avec les autorités canadiennes et britanniques.
Sir Edmund W. Head, ancien gouverneur de l'Amérique-Britannique, était gouverneur de la compagnie et se prononçait en faveur d’une vente complète des droits de propriété. Il y eut diverses négociations entre les autorités de l'Angleterre, du Canada et de la compagnie, y compris une mission qui n’aboutit pas en 1865, mission dont on avait chargé l’hon. George Brown, et, finalement, le 14 décembre
TS