VISITE DE SON ALTESSE ROYALE LE PRINCE DE GALLES A TORONTO
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de ruine. L'administration s’adressa à la mère-patrie la priant de détourner ce qui, disait-elle, serait aux yeux du peuple ‘une grande calamité.” John A. Macdonald, Georges E. Cartier, George Brown et A. T. Galt furent délégués en toute hâte en Angleterre afin de faire comprendre aux autorités britanniques qu’il faudrait trouver de nouveaux débouchés pour tout le commerce du Canada et que bien des désastres s’eusuivraient si l’on n’arrivait pas à renouveler l’arrangement. Naturellement, le gouvernement impérial fit ce qu'il put, et en 1866, A. T. Galt et W. P. Howland du Canda, W. À. Heary, de la Nouvelle-Ecosse et A. J. Smith, du Nouveau-Brunswick, rencontrèrent sir Frederick Bruce, l'ambassadeur de la Grande-Bretagne à Washington. Par son intermédiaire, ils cherchèrent à obtenir le renouvellement du traité. Rien n'y fit, toutefois, et l'année suivante, le traité cessa d'exister. En même temps les incursions des Feniens eurent lieu, et au danger d'une crise financière dont le Canada était menacé s’ajouta celui d’une invasion étrangère.
Toute cette malheureuse affaire fut le résultat de la guerre civile aux Etats-Unis et de l’impression indestructible dans les Etats du Nord que les Anglais sympathisaient avec leurs adversaires. Il est certain que l'aristocratie anglaise en majorité sympathisait avec le Sud ; que Palmerston, Gladstone et d’autres chefs avaient exprimé des sentiments de cette nature en un langage aussi clair qu'il était imprudent ; que les grandes revues et beaucoup de journaux en Angleterre croyaient que cette guerre en était une de conquête et non d’unification nationale. Mais on sait aujourd’hui que la reine non seulement se déclara favorable à la cause du Nord, mais empêcha son gouvernement d'accorder aux Etats du Sud cette reconnaissance formelle qui aurait fait de la France et de l’ Angleterre inévitablement leur alliés; des chefs de groupes aussi opposés que Disraeli et Bright prirent carrément parti pour le Nord ; la population du Lancashire, dépendante des importations du coton des Etats du Sud pour ses fabrications,
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