‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 175 sur 289 · L'HONORABLE F. W. G. HAULTAIN, M.L.A. L'HON. HUGH JOHN MACDONALD, Q.C · texte numérisé non relu

L'HONORABLE F. W. G. HAULTAIN, M.L.A. L'HON. HUGH JOHN MACDONALD, Q.C

Premier Ministre des T'erritoires du Nord-Ouest Premier Ministre de Manitoba, 1900

L'HONORABLE THOMAS GREENWAY L'HONORABLE JOHN NORQUAY Premier Ministre de Manitoba, 1888-99 Premier Ministre de Manitoba, 1878-87

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Les législatures des provinces devaient avoir la gestion de certains sujets déterminés, y compris la taxe directe ; les emprunts d'argent n'engageant le crédit que de la province ; la gestion et la vente des terres publiques de la province ; l'établissement, l’entretien et la direction des prisons et des maisons de correction, des hôpitaux, des asiles et des institutions de charité généralement, les licences d'auberge d'estaminets, de boutiques et d’encanteurs ; certains travaux publics dans les limites de la province ; l'administration de la justice dans certaines jurisdictions et en certaines cours provinciales ; enfin l'instruction publique et les institutions municipales.

D'après les termes de la loi, l'Ontario (ou Haut-Canada) a 92 représentants dans la chambre des Communes ; le Québec (ou Bas- Canada) en a 65, la Nouvelle-Ecosse, 20, le Nouveau-Brunswick, 14. L'ile de Prince-Edouard, à son entrée dans la confédération fut autorisée à élire 5 députés au parlement fédéral, le Manitoba, 7, la Colombie-Britannique, 6 et les Territoires du Nord-Ouest, 4 Le nombre alloué à Québec reste toujours le même et sert de base de calcul ; une rédistribution a lieu à chaque recensement décennal. Le chiffre moyen de la population pour chaque député est de 22,688. C'est ainsi que fut réglée la question au sujet de laquelle George Brown lutta avec tant de persistance, et les Canadiens-français pour exercer leur influence, ne purent plus compter sur l'égalité arbitraire établie par la loi d'union de 1841 ; ils purent rester unis comme race, mais leur influence ne s’exerça plus que dans la mesure de leur population comparative. Heureusement pour la nouvelle confédération, il n'est arrivé que rarement que la scission se soit faite d’après les races, et elle ne s’est jamais produite sous la forme de l'hostilité systématique dont les politiciens de la période de la première union étaient par trop coutumiers.

ETTRE en action, ensemble, les vieilles provinces historiques M du Faut et du Bas-Canada, la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick, en les engageant par un lien fédéral, était une tâche suffisante pour remplir la vie d'un homme d'Etat. Compléter cette union par l'acquisition de grand Nord-Ouest, des prairies et des régions montagneuses qui comprennent des millions de milles carrés et ne s'arrêtent qu'au Pacifique, devenait une œuvre plus difficile et plus grande au point de vue de la création d’une nationalité. Rappelons-nous, en appréciant la part de chacun dans ce qu'on peut qualifier de construction du Canada, que ce fut la bonne fortune et l’adroite politique de sir John Macdonald qui lui valut, non seulement de jouer d’abord le rôle principal dans les transactions entre les anciennes provinces, mais, comme premier ministre, l’avantage de présider ensuite à l'admission de Manitoba, à la formation du Nord-Ouest en territoires et, après, à l'entrée de la Colombie Britannique et de l’île du Prince-Edouard dans la Confédération POLITIQUE ADROITE DE SIR JOHN MACDONALD En sus, il eut le privilège de pouvoir suivre de près et surveiller dès le début les opérations du nouvel état de choses et insuffler partout un puissant et sincère sentiment national—sans lequel la confédération n'eut été qu'un édifice bâti sur le sable. Aucune de ces diverses

phases de progrès et d'expansion n'a été exemptée de sérieuses diffi-

cultés, ce qui les rend encore plus remarquables. Elles ont toutes été façonnées sur l'enclume du destin par le fer et le marteau d’un

maître ouvrier.

Un observateur attentif, aux approches de 1870, ne pouvait, sans éprouver une sorte de regret sympathique, voir les indices précurseurs de la décadence de la compagnie de la Baie d'Hudson comme puissance territoriale, et son affaissement probable au rang insignifiant d'une simple société de commerce placée sous la gouverne constitutionnelle. Son histoire avait de la grandeur, une teinte romanesque et, quoique déparée en certains endroits par des actes de violence ou de folie, elle rappelait en somme des services qui se rattachent à l'extension de l'empire et de son commerce, à part ce qu’elle ajoutait à la série de ses grandes traditions, C'est en 1862 que la province du Canada fit pour la première fois la proposition ouverte d'acquérir le Nord-Ouest ; c'est le 9 mars 1869 que l’arrangement final eut lieu entre les gouvernements de. la Grande-Bretagne, celui du Canada et la Compagnie. Entre ces dates, et jusqu'au transfert des territoires, se place une période de troubles, de perplexités, d insurrections et de meurtres.

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