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enchantement. Tout en tenant compte sous ce dernier rapport des circonstances plus faciles dans lesquelles se trouvaient les habitants des Etats-Unis durant cette période, il devient évident que si les barrières du tarif fussent restées ouvertes, la prospérité de l’autre côté de la frontière aurait eu pour résultat une augmentation de prodution aux Etats-Unis, et des exportations plus considérables de marchandises et de produits sur le marché canadien. En conséquence, la reprise des affaires ici aurait été très lente, si même elle s'était produite. Laissant de côté les probabilités et les suppositions, il est cependant évident qu'un nouvel esprit s'est développé chez notre jeune peuple, et que le désespoir et les soucis ont disparu dans une grande mesure chez les hommes d’affaires. Les exportations augmentèrent de #$79,323,000 en 1878, à $121,013,000 en 1896; les importations augmentèrent de $93,089,000 à $118,011,000 ; le commerce avec la Grande-Bretagne s’éleva de $83,089,000 à 99,670,000, et avec les Etats-Unis, de #73,876,000 à $103,022,000. Avec la France et l'Allemagne, avec les pays de l'Amérique du Sud, la Chine et le Japon, le commerce se développa d'une manière constante. L'industrie manufacturière augmenta et s'améliora d'une façon très marquée. Entre 1881 et 1891, d’après les rapports des recensements, le nombre des établissements augmenta de 26,000, le capital placé de #189,000,000, le nombre des employés, de 115,000, les gages payés de $41,000,000, la valeur des produits fabriqués, de $166,000,000. Le revenu s'éleva de #22,517,000 en 1879, à $38,579,000 en 1891, tandis que durant ces années $:77,000,000 furent dépensés pour des chemins de fer, $22,000,000 pour améliorations des canaux et voies fluviales, et $25,000,000 pour édifices publics et travaux publics. En même temps, la dette du pays augmenta aussi de $140,000.000 en 1878, à $253,000,000 en 1895, et l'impôt par tête de #4.37à$5.02. Les importations considérables des produits agricoles américains furent en grande partie restreintes, et les exportations
d'animaux, de moutons et de produits alimentaires à la Graude-Bretagne s’accrurent d’un chiffre virtuellement stationnaire de #7,000,000, en 1879, à #28,045,000 en 1895. Le Manitoba et le Nord-Ouest firent des progrès constants et les villages devinrent des villes tandis que le commerce entre les provinces dépassa $#100,000,000 en valeur.
Naturellement toute cette expansion admise ne fut pas sans une diminution correspondante dans quelques branches de commerce qui souffraient de certaines influences extérieures telles que ie tarif McKinley, les hauts et les bas dans le sentiment financier dans la prospérité populaire. Mais depuis 1878, il n’a jamais existé de condition qui fut mème comparable à l'état de choses qui existait auparavant. Aux élections générales de 1882, 1887 et 1891, la principale question soumise au peuple était le tarif—bien qu’elle fut compliquée durant ces dernières années par la question Riel et les dissensions inévitables causées par les appels aux préjugés de race et de religion. Que le parti libéral durant ces années fut dirigé par Edward Blake ou Wilfrid Laurier ; qu’il appuyât un tarif de revenu comme en 1882, la protection incidente comme en 1887, ou la réciprocité illimitée comme en 1891, la véritable question était toujours le tarif. La Politique Nationale ou quelque autre chose, était la question devant le peuple et dans chaque occasion ce fut la première qui l’'emporta. En 1896, la question des Ecoles du Manitoba rejeta tout le reste dans l'ombre et la dispute prolongée au sujet du tarif retomba dans les limbes des questions oubliées.
Un tarif pour la protection aussi bien que pour le revenu fut alors finalement accepté et réglé, et la question de l'avenir ne fut plus l'ancienne et tant débattue question du libre-échange et de la protection, mais le développement et les détails d’un programme de commerce impérial dans lequel le sentiment devait jouer un rôle important. Un compromis entre des principes jusqu'alors opposés fut reconnu comme étant le seul règlement possible.
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