LES
rade
cer ra-
qui
LE NORD-OUEST ET LA REBELLION DE 1885 sor
inspirait la confiance à ses troupes et conquit chez la plupart de ses officiers une certaine mesure de respect personnel. IT endura sa bonne part de toutes les misères et de toutes les privations de ses soldats, bien qu’il fut alors assez avancé en âge pour qu'une campagne
ardue devint pour lui un juste sujet de soins et de considération. LE PLAN DE CAMPAGNE
La marche à travers les grandes étendues de plaines hibernales et de prairies glacées depuis la voie ferrée jusqu'au siège de l'insurrection fut certainement très pénible pour les officiers et les soldats. Il n'y avait pas de chemins terrassés. Lord Melgund (aujourd'hui lord Minto et gouverneur-général du Canada) qui était chef d'état-major du général Middleton, a décrit le froid comme étant parfois intense, les piquets des tentes étant gelées dans le sol, les bottes des cavaliers étant gelés sur le fer des étriers, les hommes marchant vingt milles par jour à travers de gros vents perpétuels, des pluies froides et parfois des élizzards.
Le plan de campagne semble avoir été habilement conçu. Le général était obligé de couvrir et de protéger une vaste étendue de pays avec une armée peu nombreuse. Il lui fallait disposer ses hommes de façon à inspirer la terreur à de fortes réserves d'Indiens disséminées à travers les Territoires et à empêcher ainsi un soulèvement général, tout en dégageant Battleford qui était menacé, et en attaquant Riel et son habile lieutenant, Gabriel Dumont, dans leur quartier général à Batoche. Les distances étaient énormes et les difficultés de transport et d’approvisionnement également considérables. Il divisa ses troupes en trois colonnes avec le chemin de fer Pacifique Canadien près de qu'Appelle, du Courant Rapide et de Calgary, comme base générale. La colonne depuis Qu'Appelle jusqu'à Batoche était commandée par ie général en personne et était composée de la batterie ‘“ A” de Québec, du goième bataillon, de Winnipeg,
ne er SR eee ras
ee
Tr
Eee em
de la batterie de campagne de Winnipeg, des grenadiers royaux, des Eclaireurs de Boulton et de French, d'une partie du bataillon de Midland et du corps des renseignements-—en tout 1,073 hommes.
Le deuxième colonne, du Courant Rapide à Battleford, était sous le commandement du lieutenant-colonel W. D. Otter et était composée de la batterie “ B” de Kingston, des Queen's Own, d'une partie des gardes à pied du gouverneur-général, et l’autres corps formant un total de 543 hommes. L'intention première avait été que cette colonne rejoindrait le général Middleton \ Clark’s Crossing, sur le bras sud de la Saskatchewan et qu’elle marcherait avec lui sur Batoche, mais elle fut détournée sur Battleford à cause des rapports alarmants de la situation dans ces parages. La troisième colonne, qui devait faire un long détour par Edmonton, avant de rencontrer les autres corps quelque part sur le bras nord de la Saskatchewan, était commandée par un vétéran, un officier qui avait été employé durant de longues années en Canada à divers travaux d’organisation—le majorgénéral T. Bland Strange. Ses troupes se composaient principalement du 65ième bataillon et du bataillon provisoire de Winnipeg. Avec quelques éclaireurs et des membres de la gendarmerie à cheval, il avait en tout 656 hommes. Disséminées le long de la voie ferrée à divers endroits défensifs ou stratégiques, se trouvaient des parties des régiments nommés ci-dessus. La Garde-du-Corps du gouverneur-général était à Humboldt, les hommes de Halifax étaient à la Mâchoire d'Orignal et au Chapeau de la Médecine, le bataillon d’York et de Simcoe était au Fort Qu’Appelle, et d'autres détachements, à mesure que la campagne avançait, furent cantonnés à Clark’s-Crossing, au Tondre, à Calgary, au Fort McLeod et aux Buttes du Cyprès. La base pour le transport des approvisionnements fut placée au Courant Rapide, sous les ordres du major-général J. Wimburn Laurie, un officier
expérimenté, membre du parlement canadien,
__ RCD UE
, CS ta
NP
sh 7