CHARLES, LORD MONCK, G.C.M.G., LE TRES-HONORABLE SIR JOHN YOUNG
var À re 1r LORD LISGA Gouverneur-Général du Canada 1867-1868 Gouverneur-Général du Canada. 1868-1872
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ans auparavant. Huit Indiens furent pendus pour meurtre et un certain nombre furent emprisonnés pour divers terrnes. Parmi ces derniers se trouvait Poundmaker, condamné à trois ans de pénitencier et qui mourut avant l'expiration de sa peine. Une médaille avec brochette fut distribuée par les autorités impériales à tous ceux qui avaient pris part à la répression de l'insurrection; l’hon. Adolphe Caron, qui s'était montré énergique et compétent comme ministre de la Milice, fut créé K. C. M. G.; le général Middleton reçut le même honneur à la grande satisfaction des gens; il reçut en outre les remerciements du parlement canadien qui lui vota une somme de $20,000.
Une malheureuse affaire arriva plus tard au général par suite de la découverte de certaines irrégularités prétendues au sujet d'une saisie de fourrures appartenant aux rebelles. La confiscation semble avoir été permise par le général, sans y avoir beaucoup songé et avec la connaissance et la connivence de M. Hayter Reed, un fonctionnaire du gouvernement qui l'accompagnait en qualité de conseiller au sujet des affaires civiles des Indiens et des Métis. Une partie de ces fourrures furent partagées entre les officiers de l'état-major du général, avec sa permission et quelques-unes lui furent allouées, Quant à ma part,” disait-il dans son adresse pathétique au peuple du Canada, publiée le 21 août 1890, “je ne l'ai jamais reçue, je ne l'ai jamais demandée, et je n’y ai jamais pensé plus tard.” Cependant, lorsque ia question de ces fourrures fut soulevée par quelque personne irresponsable, les politiciens s'en emparèrent comme d'un moyen de nuire au gouvernement, et celui-ci, agissant avec peu de générosité et beaucoup de faiblesse, s’efforça d'échapper à la critique, relative à son administration des affaires civiles au
Nord-Ouest durant la rebellion, en rejetant la responsabilité sur le général.
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Puis vinrent les huées et les clameurs qui caractérisent parfois les démocraties et qui, dans le cas actuel, étaient excessivement condamnables, contre le général. Un peu auparavant, le gouvernement avait refusé d'appuyer les recommandations du général Middleton pour les honneurs et les promotions parceque la liste ne comprenait pas de Canadiens-Français, et que les membres du parlement et la presse de cette province s'étaient montrés très mécontents de cette omission. Ils se rallièrent alors assez volontiers pour attaquer le général, tandis que l'opposition voyait là, elle aussi, le moyen de tirer un parti politique de cet incident. Un grand nombre d'entre eux n'aimaient pas à voir un commandant impérial de la milice et considéraient qu'il y avait là une occasion de discréditer ce système. En conséquence, le général fut livré aux partisans et le rapport du comité spécial de la Chambre fut carrément contre lui. Sa démission devait en être le résultat, et un honnête gentleman anglais, un brave officier, qui eut mieux aimé se couper la main plutôt que de commettre un acte déshonorant, fut forcé de quitter le pays soupçonné, par plus d’un, d’avoir volé des fourrures. Tout cet épisode fait peu d'honneur au Canada et aux Canadiens et le gouvernement impérial a fait un acte plus juste en recevant sir Fred. Middleton avec faveur et en le nommant gardien des joyaux de la Couronne dans la Tour de Londres.
La rebellion était alors passée depuis longtemps, ses disputes plus ou moins oubliées, ses causes oblitérées ou guéries, ses complications politiques subséquentes dans le Canada-Français aplanies et modifiées. Mais le fait que les troupes canadiennes s'étaient si bien comportées ; la mémoire des morts et des blessés de Cut Knife, de Fish Creek et de Batoche; le sentiment d'union qui surgit du fait que des Canadiens de tant de provinces différentes avaient marché côte à côte dans une lutte sur le sol canadien; le souvenir de l'enthousiasme spontané qui avait accueilli partout les soldats à leur retour; tout
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