‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 258 sur 289 · À TO AE PR EN · texte numérisé non relu

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auparavant. Les influences qui collaboraient à former l'unité britannique ne pouvaient les atteindre à cause de la différence de race, de langue, de littérature qui les distingue. Le plus, le mieux auquel on pouvait s'attendre était un aquiescement passif, sans couleur malveillante, en voyant surgir un nouveau point de départ qui s’éloignait des | précédents et de la pratique ancienne, lorsque, le 12 octobre, on à annonça qu'un contingent canadien avait été accepté par le gouverne- | ment impérial et allait être envoyé dans l'Afrique du Sud.

Il n’y eut pratiquement pas d'opposition, excepté parmi les gens d’une certaine presse rédigée par des Français de France et l'étourderie d'un jeune membre du parlement qui abandonna son mandat et fut réélu par acclamation. Les deux partis politiques jugèrent à pronos de traiter l'affaire comme sans importance. M. Tarte lui-même, par la suite, rentra dans les rangs de ses collègues, toutefois en déclarant qu’il n’approuvait pas le principe d'envoyer des troupes en dehors du pays sans la sanction du parlement ; de plus, il dit qu’il avait la promesse du gouvernement que ceci n'établirait pas un précédent. Il pense que le seul moyen raisonnable de faire face à de semblables situations à l'avenir serait d’avoir un arrangement défini et permanent avec les autorités impériales et une représentation dans les Conseils i de l'empire. Sur l’ensemble de la question son attitude était certainement logique et loyale, mais n’arrivant pas à propos, elle fut impopulaire et sans nécesssité, Les articles que publiait le journal de son fils, La Patrie, de Montréal étaient de nature à irriter le sentiment de loyauté

MGR. RAFAELLI MERRY DEL VAL Délégué papal au Canada 18

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et à soulever des malentendus sérieux parmi les Canadiens-français.

Déiégué papal au Canada 1900

Néanmoins, le sentiment du pays en général était trop fervent ï pour se laisser arrêter devant cet obstacle éphémère. L'opposition | qui pouvait exister parmi les Canadiens-français eut une forme essentiellement passive. Vers la fin d'octobre, sir Charles Tupper fit

connaître qu’un ami* dont il avait déjà mentionné l'offre généreuse,

MGR. DIOMEDE FALCONIO

#On sui plus tard que c'était lord Stratchona, un bienfaiteur public,

était prêt à se rendre responsable d'une assurance de $1000 sur la vie de chaque membre du contingent. Le 24 octobre, la dépêche suivante fut reçue du secretaire d'Etat pour les colonies : “ Sa Majesté la Reine désire remercier le peuple canadien pour sa remarquable manifestation de loyauté et de patriotisme en offrant volontairement d'envoyer des troupes pour co-opérer avec les forces impériales afin de maintenir Sa Majesté dans £a position aussi bien que les droits des sujets britannique dans l'Afrique du Sud. Elle souhaite aux troupes la protection de Dieu et un heureux retour.” LE PREMIER CONTINGENT

Le premier contingent, fort de mille hommes, partit de Québec par la voie du fleuve le 30 octobre après des banquets donnés aux officiers et une ovation de la part de l'immense foule qui encombrait les rues joyeusement pavoisées de “l’ancienne capitale.” Depuis trois semaines, on avait vu se mettre en route des détachements de cinquante, cent, cent vingt-cinq volontaires quittant leurs foyers respectifs, au milieu d’une excitation telle que le Canada n'avait jamais rien vu de pareil. Les æens de Saint-Jean et d'Halifax sur l'Atlantique se rencontrèrent avec ceux de Victoria et de Vancouver, de la côte du Pacifique, dans un élan d'enthousiasme patriotique. Toronto et Winnipeg répondirent au nom du centre géographique de la confédération et, au départ solennel de Québec, il y avait des délégations et des personnes représentant toutes les parties du Canada. Chaque village qui envoyait un soldat ajoutait à l'extension du sentiment populaire en lui faisant des adieux publics. On organisa partout avec succès un fonds patriotique qui fonctionna très bien. C'était vraiment une manifestation de l'esprit militaire et impérialiste telle que les Canadiens n'avaient pu l’imaginer en aucun temps, et pendant des mois on entendit retcatir partout l'air de la fameuse chanson: Soldiers of the Queen. Comme l'a dit au banquet de Québec, le 29 octobre, l'honorable F, W. Borden, ministre de la milice et de la défense: ‘Ce fut

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