‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 259 sur 289 · MS RE · texte numérisé non relu

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un mouvement populaire et non pas le fait du gouvernement ni d'un parti; il sortit de partout à la fois et a été partout approuvé ainsi que le font voir les demonstrations qui ont eu lieu sur le passage des troupes.” Le comte de Minto, gouverneur-général, faisant ses adieux officiels au contingent le lendemain, exprimait la même idée et ajoutait, en termes qui ont du poids venant du représentant de la Reine, et faisant une allusion indirecte à ce que l’on avait prétendu concernant l’irrésolution du gouvernement au sujet de l'offre des troupes :

‘“ La population du Canada a montré qu'elle n'avait pas le goût de discuter les arguties de la responsabilité coloniale. Elle a clairement offert un support loyal et s’est réjouie lorsqu'il a été gracieusement accepté. Par cet acte, elle a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire de l'empire. C'est un cadeau militaire fait librement à la cause impériale pour partager les privations, les dangers, la gloire de l’armée impériale. On a voulu donner du corps à l’idée de l'unité de l'empire, et peut-être que ce mouvement aura plus d'effet que n'importe quelle constitution écrite.”

Les principaux officiers du contingent étaient : son commandant, le lieutenant-colonel W. D. Otter qui avait eu du service actif durant la rebellion du Nord-Ouest ; les lieutenants-colonels Laurence Buchan et O. C. C. Pelletier ; les majors J. C. McDougall et S. J. A. Denison, nommé ensuite dans l'état-major de lord Roberts. Le transport Sardinian arriva à Cape Town le 29 novembre, et nos volontaires furent l’objet d'une superbe réception. Sir Alfred Milner télégraphia à lord Minto: “ Notre popuiation a montré d'une manière incontestable combien elle sait apprécier la sympathie et l’aide qui lui viennent du Canad» à cette heure critique.” Le Xegiment Royal d'Infanterie Canadienne nom de ce contingent, marcha de suite sur De Aar et plus tard sur Belmont où lord Methuen s'était si vaillamment battu. De ce point, une partie du régiment prit part au succès du raid de Sunnyside,

| à une certaine distance, où il y avait un camp de Boers. On cap- L | tura des ennemis, mais cette journée est surtout mémorable par la H | rencontre des Australiens et des Canadiens qui, pour la première fois dans l’histoire, se trouvaient côte à côte avec les troupes britanniques sur le champ de bataille.

| En Canada existait généralement le désir d'envoyer un second | contingent, ce qui paraissait exécutable vu les milliers d'hommes qui s'étaient offert pour former partie du premier, mais ce ne fut pas avant

| l'annonce des revers de l’armée que l’on décida d'agir. Le 8 novem-

bre le gouvernement impérial répondit que rien ne pressait pour le moment ; une semaine plus tard, M. Chamberlain écrivait au gou-

verneur-général:

“ Le grand enthousiasme et l’ardeur avec laquelle vos milices demandent de prendre part aux opérations militaires qui, malheureu-

| || sement, sont devenues nécessaires pour la sauvegarde des droits et | | des intérêts britanniques dans l'Afrique du Sud, causent beaucoup de plaisir au gouvernement de Sa Majesté et à la population | de ce pays. Le désir qui se manifeste de prendre part aux risques et aux travaux de l'empire est le bienvenu, non seulement comme preuve de la solide fidélité du Canada et de sa sympathie envers la politique suivie par le gouvernement de Sa Majesté dans l'Afrique du Sud, mais encore à titre d'expression du développement du principe d'unité et de solidarité de l'empire qui a marqué les rela-

tions de la mère-patrie avec les colonies au cours de ces dernières années,”

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