LE SECOND CONTINGENT
Le 18 décembre, les événements sur le théâtre de la guerre et les instances de l'Australie et autres possessions britanniques, induisirent le gouvernement impérial à changer de résolution et le second contingent du Canada fut accepté. Sans perdre de tem::, l'appel
aux armes retentit de toutes part. La première troupe était
cap- composée d'infanterie, la deuxième se forma d'artillerie et de cavalpar la erie. On décida d'envoyer 1,220 hommes, avec chevaux, canons et e fois équipement complet. : Le départ eut lieu par détachements à la fin iques de janvier et au commencement de février. Une autre troupe de quatre cents cavaliers canadiens se recruta durant ce dernier mois et econd fut envoyée à son tour, parfaitement équipée, toutes dépenses payées, es qui par la générosité patriotique de lord Stratchona et Mount Royal, haut avant commissaire du Canada à Londres. En sus des S#aichona's Horse, un Lovem- corps indépendant de cent vingt-cinq hommes fut proposé par le goupour le vernement de la Colombie-Britannique et accepté à Londres comme à 69% Ottawa, mais, par suite de changements politiques qui survinrent, il ne partit point. Il y eut aussi un mouvement pour organiser, par tout le
milices Canada, une brigade de dix mille hommes, en cas de besoin. eureu- Voyant un pareil esprit public et tant d'empressement à s’enrôler, oits et comme aussi le jeu des influences qui s'employaient plus que jamais aucoup pour obtenir des positions payantes dans le service du Sud-Africain, ulation on n’est pas surpris que le maréchal lord Roberts, peu après sa nomirisques nation au commandement en chef, ait télégraphié son opinion, disant lement que ‘la conduite du Canada sera toujours une page glorieuse pour 1pathie les fils de l'empire,” et il ajoutait : ‘Je m'attends à de grandes choses é dans de la part des hommes que le Canada nous envoyce.” En ce moment pement personne ne s’opposait plus à fournir de l’aide à l’empire—de fait, une es rela- assertion défavorable eut été dangereuse, ou tout au moins désagrérnières able pour son auteur. Lorsque le parlement s’assembla, de bonne heure en février, il formula une demande de #$2,000,000 pour couvrir les dépenses des contingents et le payement, après leur retour, de la e et les différence de solde entre les gages du Canada et ceux de l'armée uisirent anglaise—cette somme devant être versée aux héritiers du soldat en
second cas de mort de celui-ci.
l'appel Notre courte description des débuts de cette période importante e était et de l’aspect général qu’elle a pris finalement, se complète par ces
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paroles de l'honorable G. W. Ross, premier ministre d'Ontario, prononcées au banquet donné à Toronto le 21 décembre, à J. G. H. Bergeron, M. P., de Montréal—un Canadien-français qui avait exprimé en termes chaleureux la fidélité de sa race à la Couronne britannique. M. Ross déclara, dans un langage vibrant et plein d'éloquence que : ‘““ Non seulement nous devons envoyer un ou deux contingents de troupes au Transvaal, mais nous devons dire à la Grand-Bretagne que tout notre argent, tous nos hommes sont à la disposition de l'empire. I] ne convient pas d’épiloguer sur la procédure à suivre en Parlement lorsque les intérêts britanniques sont en jeu. Mais nous devons répondre à l'appel qui a été fait dans tout l'empire et montrer que dans ce boulevard de l'Ouest où nous sommes il y a des gens prêts à supporter la Grande-Bretagne comme d’autres l'ont fait jadis à Waterloo. Ne soyons pas pessimistes, ayons plutôt une foi absolue dans la puissance et la stabilité du gouvernement impérial pour maintenir l'intégrité de l'empire. J'espère que la crise actuelle ne sera pas longue et que, par la suite, les Canadiens s’apercevront qu'ils ont fait leur devoir. envers le drapeau qui les protège et qui depuis longtemps assure leur prospérité. Notre devise devrait être “ Le Canada et l'Empire, unis et inséparables, aujourd’hui et toujours.”
Le Canada envoya 3,000 hommes, comprenant le régiment royal canadien sous le colonel Otter, les carabiniers canadiens à cheval, la cavalerie Stratchona et quelques batteries d'artillerie de campagne. Le premier bataillon des carabiniers était commandé par le lieutenantcolonel F. L. Lessard, le deuxième par le lieutenant-colonel L. W. Herchmer et ensuite par le lieutenant-colonel T. B. D. Evans. La cavalerie Stratchona avait pour chef le lieutenant-colonel S. B. Steele ; l'artillerie de campagne le lieutenant-colonel C. W. Drury. C'étaient tous de bons officiers et le colonel Otter, surtout, mérita un haute réputation pour l'efficacité et la discipline de son régiment, le plus nombreux des corps distincts fournis par le Canada. Tous ont vu le