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mixte et de fondation récente. Ce conseil est composé de quatre membres du gouvernement et de quatre autres choisis en dehors; deux protestants et deux catholiques. Le progrès a été grand surtout st on compare l'immense superficie sous la juridiction des Territoires, et tes écoles en opération ont augmenté de 1886 à 1896, de 76 à 366; le nombre d'élèves enregistrés de 2,553 à 12,706; les professeurs, de 84 à 433 et la dépense de la Législature de $5,900 à $126,000.
La Colombie-Britannique n'avait pas, pour ainsi dire, de système d'instruction avant 1872. Jusque-là, les efforts de la compagnie de la baie d'Hudson d'abord, puis ceux de la Législature, sur l'ile Vancouver, n'avaient pas eu de succès. Cependant, l'acte des écoles publiques de cette année, établit un plan défini qui fut amélioré par les lois de 1879, 1891 et 1896. Il comprend un ministre et un surintendent de l'instruction publique, mais le caractère général de la législation ne diffère pas matériellement de celle des autres provinces. En 1872, il y avait 25 districts scolaires, en 1806, il y en avait 193; la moyenne de l’assiduité journalière était montée de 575 à 9,254 ; la dépense, de $36,000 à $204,000. La province possède un grand nombre d'écoles pour les sauvages, sous le contrôle de dénominations religieuses, et quoiqu’elle n'ait pas d'université, les catholiques romains ont deux collèges pour les garçons et plusieurs académies et les méthodistes possèdent un collège à New-Westminister. Il n'y a qu'une seule université à l'ouest du lac Supérieur, celle de Manitoba, à Winnipeg. Elle est sortie, pour ainsi dire, de l’Académie anglicane de la Rivière-Rouge et fut organisée en 1877. La collège St. John (l'ancienne académie), le collège du Manitoba, presbytérien, le collège de Saint-Boniface, catholique romain, et le collège Wesley, méthodiste, y sont affiliés. L'archevêque Machray, primat de l’église anglicane au Canada, en a été le chancelier durant nombre d'années et a largement contribué à son développement.
L'esprit de secte a eu un effet plus ou moins grand dans tous ces développements de l'éducation dans les provinces. Dans celle de Québec, il prit d'abord la forme d’antagonisme entre la hiérarchie et les fondateurs de l'université McGill, mais il s'adoucit graduelle-
ment et, de nos jours, l’université Laval est devenu le centre de
l'instruction avancée chez les catholiques tandis que McGill remplit les mêmes conditions pour les protestants. Il s'est élevé peu de conflits, dans les temps modernes, entre les sections d'écoles élémentaires et elles ont toutes deux travaillé tranquillement chacune de son côté. Dans Ontario les disputes furent dues à la domination de l'église anglicane qui voulut, comme dans le mère-patrie, exercer un contrôle sur les universités. Ce désir amena le long conflit politique au sujet de la constitution et des fonctions du Æ?ng's College connu depuis sous le nom d'université de Toronto. Il fut aussi la cause de la création de collèges et d’universités confessionnels. Le désir des catholiques d’avoir des écoles separées fut aussi, quelques années avant la confédération, la source de discordes. Il fut réalisé par la législation de 1862 et incorporé dans le pacte de la confédération et dans tous les amendements subséquemment faits à la loi par le gouvernement Mowat. Dans les provinces maritimes la lutte enterprise par l’église anglicane pour la suprématie en matière d'éducation, eut pour résultat la fondation de l’université Dalhousie en opposition au X?ng's College, puis la création du Acadia College en opposition à tous deux. L'institution du Mount Sackville, au Nouveau-Brunswick, fut un ‘protêt du même genre contre l’ancien anglicanisme de l'université de Frédéricton. Ces luttes furent acharnées et tournèrent finalement contre les principes de l’église anglicane, mais au lieu d'amener l'unification d’un système séculier de haute instruction, comme on aurait dû logiquement s'y attendre, il ne fit qu'augmenter le nombre de collège confessionnels aux dépens des vieilles institutions, maintenant
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sécularisées et aux dépens, dans bien des cas, du progrès et de l'efficacité générale, HISTOIRE ET PROGRES DE LA RELIGION
Le progrès religieux du Canada depuis les premiers temps de la colonie est un sujet d'un intérêt fascinant. Ils'est fait sentir de différentes façons dans toutes les crises importantes, à cause des rivalités de sectes. Dans la province de Québec, l'église catholique romaine a guidé, modifié et contrôlé les institutions de la province, les habitudes et coutumes de la race française, la morale, la politique et la loyauté du peuple. Elle aida lord Dorchester à conserver le pays à la Couronne d'Angleterre in 1776; elle supporta la Grande- Bretagne avec zèle en 1812; elle modifia et enraya le mouvemenñt révolutionnaire en 1837; elle soutint les propositions en ‘aveur de la confédération ; elle appuya fortement le parti conservateur dans ses principes d'expansion, de protection et de développement des chemins de fer, jusqu'à 1891 ; elle s'opposa au mouvement en faveur de l'union commerciale avec les Etats-Unis. Elle eut sa place dans la discussion au sujet des biens des Jésuites, une grande influence dans l'affaire Riel, et une large part dans le réglement de la question des écoles du Nouveau-Brunswick et une part plus grande encore dans celle des écoles de Manitoba.
L'eglise anglicane eut, dans toutes les provinces anglaises, un pouvoir prédominant, dans les premiers temps, une influence sur la loyauté envers la Couronne, sur la dissémination et l'amour des institutions britanniques, sur l'attachement au gouvernement de la classe dominante des loyalistes sur l'adhésion à la politique des gouverneurs anglais. Elle tenait une place éminente dans le gouvernement de toutes les provinces, sans excepter la province catholique de Québec, avant la Rebellion ; elle possédait de grands intérêts dans la question orageuse des réserves du clergé ; elle maintenait une position vigoureuse en matière d'éducation; elle contribua puissamment, de concert