‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 275 sur 289 · IMAGE EVALUATION TEST TAR5FT (MT · texte numérisé non relu

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ES provinces françaises et anglaises du Canada avant la conquête s'occupaient surtout du commerce de fourrures. Leurs exportations consistaient en produits de la chasse des trappeurs et

aventuriers des sauvages régions de l’ouest. Sous le régime français, et plus particulièrement de 1660 à 1760, le pays maintenant appelé Québec, qui s'étendait alors jusqu’à la vallée du Mississipi, se trouvait entre les mains d’une corporation privée qui contrôlait le commerce, les taxes et la distribution de tous les produits. Des monopoles spéciaux furent donnés par le roi, de temps à autre, pour le commerce des pelleteries, ou pour en affermer les revenus. De telles conditions restreignaient naturellement l’entreprise individuelle et retardaient sérieusement le progrès du commerce d'échange. Parkman nous dit qu’en 1674, par exemple, qu'il était défendu aux marchands qui n'étaient pas résidents de la colonie, de “détailler des marchandises excepté durant les mois d'août, de septembre et d’octobre; de trafiquer en aucun endroit du Canada, en haut de Québec ; et de vendre des habits et des articles de fabrication domestique. Personne, résident ou non, ne pouvait commercer avec les colonies anglaises et tout trafic étranger était strictement défendu.” En 1710. les autorités furent autorisées de chercher dans les maisons pour y découvrir des marchandises importées et de les brûler publiquement, tandis que les vaisseaux engagés dans les affaires avec l'étranger devaient être traités comme des pirates.

Lorsque la Grande-Bretagne prit possession du pays en 1763, le

commerce de celui-çi ne consistait donc qu’en fourrures et en produits

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