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1818. Le premier croyait consciencieusement à la paix même chèrement achetée, il était, par sa narenté avec les Barings, personnellement intéressé dans les obligations financières des Etats-Unis. Ce dernier fait a pu ne pas affecter directement son action, vu que personne n'a
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jamais élevé de doute sur son intégrité personnelle, mais on ne peut douter du fait qu’il appartenait à l’école politique qui considérait les responsabilités extérieures de l'Angleterre comme un fardeau et les possessions coloniales comme inutiles. Sa nomination sera donc une honte éternelle pour le gouvernement Melbourne. En 1843, après que le traité eut été négocié, il déclara, d’après les Mémoires de Gréville, ‘““que le territoire entier ne valait ‘ien” et, en 1846, il assura à la Chambre des Communes que la dispute au sujet du territoire de
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l'Orégon était “sans valeur par elle-même.” De son côté, Webster était un rusé politicen américain, d'une addresse qui frisait le manque de scrupule et ne ressentant aucune amitié pour l'Angleterre ou les intérêts anglais.
Le résultat des négociations était donc facile à prévoir. Des 12,000 milles carrés du territoire en litige, 5,000 furent donnés au Nouveau-Brunswick ; 7,000 milles carrés de la plus précieuse partie allèrent au Maine: la future Confédération se vit enlever un port d hiver sur l'Atlantique; un coin de sol américain envahit le cœur des provinces maritimes ; et lord Ashburton retourna en Angleterre avec un nouveau traité de paix et d’amitié. Incidemment, M. Webster réussit à faire ratifier le traité par le Sénat américain en lui montrant une carte dessinée par Franklin lors de l'entente de 1783, sur laquelle une ligne montrait la justesse des contentions anglaises. Tels furent le traité Ashburton et les événements qui l’accompagnèrent. F
Celui de l'Orégon causa encore plus de tort aux intérêts canadiens et anglais. Ainsi que nous l'avions vu, la Convention de 1818 avait déclaré libre une vaste portion de territoire inoccupé, sur la côte du Pacifique, que l'Angleterre semblait peu priser et que la Couronne avait loué, par un bail vague et incertain, à la compagnie de la baie d'Hudson. L'Angleterre réclamait ce territoire en vertu des découvertes de capitaine Cook, de Vancouver et autres marines et voyageurs. Cette région avait été ouverte à la colonisation en 1818 et, en 1826, on en venait à une espèce d'entente internationale par laquelle le: goième parallèle fut accepté comme frontière internationale. Ceci laissait la Colombie-Britannique telle qu'elle est maintenant, d'un côté de la ligne et les futurs états d’Orégon et de Washington d'autre, la compagnie de la baie d'Hudson exerçant ses privilèges
commerciaux et une ombre de souveraineté sur toute la région.
Cepandant, vers 1845, les diplomates américains avaient si bien réussi