‹ Histoire populaire du Canada [microforme]Chapitre 79 sur 289 · OLDEST CHURCH = MONTREAL · texte numérisé non relu

OLDEST CHURCH = MONTREAL

FORT FREDERICK HincsTon

SOUVENIRS HISTORIQUES LANS L'ANCIEN ET LE NOUVEAU CANADA Eglise Bonseceurs, la plus vieille de Montréai, Sur la rivière Rideau près de Kingston. Block house, Kingstnn, remonte à plus d’un siècle.

Maison du gouverneur, Ottawa. Fort Frederick, Kingston

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nombre des notables loyalistes avaient de nouveau atteint une position relativement confortable, la plupart des gens le’ nlus pauvres étaient réellment à l'abri des privations. Mais il n’y avaït ni richesses ni luxe, ni développement des goûts artistiques et littéraires, excepté sous les formes ies plus simples.

Dans le : :îme temps, au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle- Ecosse, dans l'ile du Prince-Edouard et au Cap Breton, les Loyalistes étaient venus s'établir. Il y avait quelques légères différences dans la nature de leurs colonies, et celles du Haut-Canada. Ils semblent être restées plus groupés, avoir évité quelque peu le pénible isolement de leurs frères colons, avoir béneficié de la proximité des côtes maritimes et de l’Angicterre, avoir moins souffert du froid, et avoir évité en grande partic les horreurs de la faim. Il y avait naturellement des exceptions, comme celles qui sont révélées par l’histoire des 800 premiers colons au Cap Breton. Les villes se multiplièrent et toute la vie de ces provinces fut complétement influencée par l’arrivée des Loyalistes. Le Nouveau-Brunswick reçut d'eux en entier son type et son carartère, tandis que la Nouveile-Ecosse, tout en étant une ancienne et historique région avec une population acadienne considérable et avec l'avantage d’avoir conservé le centre militaire de Halifax durant 150 ans, fut considérablement affectée. Dans les ‘“ Cantons de l'Est” de Québec, les Loyalistes trouvèrent les conditions locales plus désagréables que les misères et l’eloignement; ensuite, voyant l'absence de gouvernment constitutionnel, un grand nombre émigrèrent de nouveau dans le Haut-Canada, et rejoignirent leurs frères dans la grande région des lacs.

Dans toutes les provinces, ces réfugiés américains emportèrent leurs vues en matière de gouvernement: le sentiment d'inaltérable loyauté que la persécution et l'exil avait exalté ; la foi robuste en la monarchie comme étant la forme de gouvernement la meilleure et la plus sincère ; l'amour du pays que les misères endurées avec tant de

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patience n'avaient fait qu'augmenter ; la conviction qu’ils avaient le droit de contrôler et de guider dans les temps à venir, les destinées, les affaires, la politique des provinces qu'ils fondaient et maintenaient à travers les orages. De ce sentiment naturel surgirent un grand nombre de complications et beaucoup d'agitation politique. Mais

c'est là une autre histoire.

À forme du gouvernement de la Nouvelle-France était à la fois autocrate, bureaucrate et ecclésiastique. Le roi intervenait à sa convenance et changeait ou ajustait les choses comme il l'entendait. Le gouverneurs étaient ordinairement des militaires et, ‘en présence du danger continuel d’une agression des Iroquois ou des Anglais, se comportaient naturellement d'une manière arbitraire, mais souvent sans la précision de plan et d'action qui marque toujours un habile administrateur militaire. Quoiqu'il en soit, Champlain, Frontenac, Denonville et Vaudreuil, absorbaient, en leurs temps, tout le gouvernement de la colonie dans leurs personnes. GOUVERNEMENT DU CANADA’ FRANÇAIS Auprès du gouverneur-général, il y avait un intendant qui dirigeait plus ou moins les finances du pays et les détails de l'administration. Lersque l’intendant était d'une certaine capacité et le gouverneur plutôt faible que fort, le premier, tant bien que mal, contrôlait les affaires. Jean Talon, qui eut la charge en 1665-68, et durant les cinq années après 1670 fut l'auteur de la constitution de la Nouvelle- France, était un organisateur de premier ordre, un honnête administrateur ; il fit autant de bien à la colonie au berceau que son dernier intendant, le corrompu et artificieux Bigot, lui causa de mal. L'évêque était étroitement associé à ces fonctionnaires. Par temps il devenait le plus fort des trois, exerçant aussi plus d'influence. Laval, Saint-Vallier et Pontbriand manièrent les pouvoirs combinés de l’ecclésiastique et de la partie civile dans le Canada français, ce qui était assez semblable

à la situation des princes et de l'Eglise dans l'Europe du moyen-âge.

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178 PREMIÈRES TENTATIVES CONSTITUTIONELLES

En 1663, Louis XIV créa le Conseil Souverain, appelé plus tard Conseil Supérieur, comme corps gouvernant de ses possessions américaines. Il était composé du gouverneur-général, de qui relevaient les choses militaires, de l’évêque, chef suprême de toute matière ecclésiastique-—plusieurs autres qui seraient à présent de l'ordre civil-—et l'intendant, président du conseil avec voix prépondérante, le contrôle entier de la police, justice, du commerce et autres branches de l'administration civile. À ces fonctionnaires, réellement les maîtres de la situation, on associait six, et par la suite douze conseillers choisis parmi les principaux citoyens. D'après ce système, jusqu'à la conquête, le gouvernement de la colonie flottait et se fondait à tour de rôle dans la direction militaire, ou l'influence de certaines classes, ou le prestige ecclésiastique, ou les cercles financiers.

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