LES PROVINCES MARITIMES
Vers le même temps, les Provinces Maritimes faisaient de rapides progrès. L’affluence des loyalistes avait donné un nouvel essor aux conditions paisibles de la vie politique acadienne. Dès 1758, il y avait eu là des institutions libres et la première assemblée représentative organisée sur le sol canadien avait commencé à sièger à Halifax, ‘en octobre de la même année, La province de la Nouvelle-Ecosse comprenait alors le Nouveau-Brunswick de l'avenir, et les deux îles le long de la côte. Mais, lors de l’arrivée de la grande migration loyaliste, un remaniement devint nécessaire et en 1784, le Nouveau- Brunswick devint une province avec sa propre assemblée et son propre gouverneur—le colonel Thomas Carleton, frère de lord Dorchester. Ce pays avait beaucoup prospéré grâce aux forts droits préférentiels que l'Angleterre avait imposés en faveur de ses bois de construction; ses rivières étaient encombrées de bois flottant, et ses scieries regorgeaient de produits pour la construction des navires et l’industrie.
Dans la Nouvelle-Ecosse, un loyaliste énergique et compétent, un honorable tory de la vieille école, dans la personne de sir John Wentgvoith fut gouverneur depuis 1792 jusqu’à 1808. Il aida l’évêque Inglis à fonder l’Université de King's College, et à maintenir vigour. eusement l'uion de l’église et de l'Etat. Incidemment, la guerre avec la France avait provoqué un grand déploiement de patriotisme parmi la milice, et le régiment royal de la Nouvelle-Ecosse avait été enrôlé ; tandis que la présence de S. A. R. le duc de Kent, à Halifax, comine commandant des forces dans l’Amérique-Britannique avait fait de cette ville-un brillant centre social, et, vu la popularité personnelle du duc, on avait changé le nom de l’île de Saint-Jean en celui d’île du Prince-Edouard. Pendant ce temps-là, la population avait beaucoup