NT SP
leur permissent de partager leurs périls, leur gloire : cette faveur leur fut accordée. ,
Ils étaient donc là, attendant l’arrivée des Iroquois, lorsqu'un jour, sur les quatre heures de l'après-midi, pendant qu’agenouillés sur le rivage ils faisaient la prière du soir en trois langues différentes suivant leur coutume, leurs vedettes vinrent les informer que l'ennemi n'était plus qu'à une faible distance.
Aussitôt ils se jetèrent dans le fort et se mirent à le fortifier par une deuxième 1lissade : précaution que dans leur héroïsme, ou leur imprudence, ils avaient jusque-là négligée.
L'ouvrage n'était pas encore terminé que les Iroquois fondaient sur eux: aussitôt, une vive fusillade s'engagea des deux côtés.
Repoussés, les Iroquois mirent en pièces les canots d'écorce des Français et ceux de leurs alliés, en enflammèrent les débris, et tentèrent de mettre le feu aux palissades. Inutiles furent leurs efforts : les Français avaient posté trois tireurs à chaque meurtrière, et comme tous les coups portaient juste, l'ennemi fut encore repoussé.
De nouveau les Iroquois répétèrent leurs assauts, de nouveau ils furent obligés de reculer,
chaque fois avec des pertes sérieuses. Dans une