IMPORTANCE DE LA CASTILLE
se levait et ne se couchait jamais hors de ses États. Il les éclairait dans les deux hémisphères. Aucun gouvernement n'envoyait ses ordres aussi loin, et n'était obéi à de telles distances. Cette puissance inouïe ne fit qu'augmenter la fierté native de la race Espagnole , et donna aux Castillans une si haute idée d'eux-mêmes, qu'elle ne contribua pas faiblement à les grandir aussi dans l'opinion des peuples. Leur valeur militaire s'accrut de cette confiance dans la supériorité de leur destination. Cette nation fortunée pouvait maintenant s'appliquer en Europe la devise catholique des premiers Colons du Mexique , tirée des Livres saints , et qu'avait autrefois proclamée avec un juste orgueil le peuple de Dieu : non fecil taliler omni nationi. Par ses résultats , la découverte du Nouveau Continent avait surélevé , dans l'estime des Cabinets Européens, la nation Espagnole. Laissant de côté les horreurs commises par les ignorants et violents Conquistadores, la Castille, qui avait la première contribué à la Découverte, acquit une renommée populaire, à ce point que cette partie de l'Espagne devint plus importante que le tout, et que durant une longue suite d'années, il fut usuel de dire les castillans, pour signifier les Espagnols.
Pendant ce temps, qui s'occupait de Colomb? Au Mexique, au Pérou, au Chili, dans la Floride et l'Yucatan , pas plus qu'en Andalousie et dans l'Estramadure, nul ne songeait au Révélateur du Globe. Son nom ne
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pouvait se lire sur aaean maDumeDl, puisqu'il n'était plus présent à aucune ménuMre.
En pend wnées, parreflTetd'une jalouse concurrence, les Portugais, les Français, les Hollandais, les Anglais avaient suecessÎTement pris possession de diverses contrées du Omtinent nouveau , saos que chez ces différentes nations personne s^nqult du véritable auteur de la Découverte, et fit remonter sa reconnaissance jusqu'au donateur de cette terre â productive, dont s^enrichissaient maintenant les plus importantes contrées de l'Europe.