‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 106 sur 250 · PRESSENTIE PAR DES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

PRESSENTIE PAR DES RELIGIEUX

la vie d'un Martyr, et eu la fin d'un Confesseur de la Foi (1).

D'autres auteurs frappés de l'action divine dans la Découverte du Nouveau Monde, mais manquant de renseignements suffisants sur l'agent de la Providence, n'ont pas étendu jusqu'à Lui leur admiration. Ainsi fit le Cardinal de Vérone , l'illustre auteur de Consolaltone Ecclesiâs Dei. Il s'émerveille des* résultats de l'œuvre, sans oser qualifier l'ouvrier sublime qui la conçut et l'exécuta.

Ne nous étonnons pas trop de cette réserve. Durant de longues années l'Espagne n'avait pas ouï prononcer le nom de Christophe Colomb. Les circonstances servirent le vieux Catholique au delà des plus méchantes espérances. Le silence gardé par son ordre eut pour effet de le grandir lui-même. Ferdinand fut exhaussé aux dépens d'Isabelle. Généralement les historiens qui écrivirent sous les règnes de Charles-Quint et de son fils, laissant dans la pénombre la constance et la généreuse initiative de la Reine, firent honneur au Roi seul de la découverte du Nouveau Monde. D'après eux , c'est Ferdinand qui donna audiencfe à Colomb , goûta son projet, et lui fournit les moyens de le mettre à exécution. Us effacent autant que possible le rôle de la grande Isabelle. Nombre d'écrivains postérieurs ont suivi cet exemple.

(1) PiETRO Maria Campi, DelV historia ecclesiastica di Piacenza, parte terza, p. 225.

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