SUR LA SÉPULTURE DE CHRISTOPHE COLOMB
de Christophe Colomb étaient dans la cathédrale. M. le chanoine Billini se rappelait qu'étant encore au séminaire, il avait entendu dire par M*' Elias Rodriguez, évèque titulaire de Flaviopolis, mort en 1873, qu'un mulâtre âgé de plus de quatre-vingis ans savait où se trouvaient les ossements de Colomb. Le général Don Ignacio Maria Gonzalez, ex-président de la république Dominicaine, connaissait également cette tradition.
Pendant les premières années de sa résidence, Tarchevèque, M^"" Rocco Cocchia, lui aussi, entendit diverses fois assurer que sous les dalles du sanctuaire reposaient les restes de Christophe Colomb. Mais, comme chez ses prédécesseurs, la translation solennelle opérée en 1795 suscitait des doutes en son esprit.
Il est incontestable qu'à Saint-Domingue un certain nombre d'habitants avaient ouï dire que nonobstant le buste de Christophe Colomb, placé dans la cathédrale de la Havane, ses restes n'avaient pas quitté sa terre de prédilection.
Dans le cours des travaux de réparation de la cathédrale, qui duraient depuis plusieurs mois, le 10 septembre 1877, sous les yeux de M. le chanoine Billini et du grand sacristain Jésus-Maria Troncoso, deux péons continuant leur besogne, la pioche détacha du ciment et fit choir une grosse pierre brute. On aperçut par ce trou une sorte de niche , au fond de laquelle semblait se dessiner dans la pénombre une caisse quadrangulaire. L'ingénieur civil directeur des travaux arriva