‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 155 sur 250 · RANTE · texte numérisé non relu

RANTE

Une soudaine émotion s'empara de l'assistance.

Immédiatement on fit sortir tout le monde , et fermer les portes de l'église, où l'autorité civile posa des sentinelles à toutes les issues.

Ce jour-là même, à quatre heures et demie, les ministres, le président de la Chambre législative, le gouverneur de la province, le commandant de place, la municipalité , les consuls , trois notaires et deux docteurs en médecine se rendirent à la cathédrale.

M^ l'archevêque, entouré de son clergé, uprès avoir résumé devant l'assistance ce qui s'était passé dans la matinée, fit abattre quelques pans de maçonnerie. On enleva les pierres , et l'on put retirer la caisse , qui fut portée sur une estrade au milieu du chœur. Les autorités et les consuls s'en approchèrent; on se pressa tout à l'entour. La caisse fut époussetée, et alors on put au-dessus du couvercle , lire cette inscription en abrégé : D. de la A P®' A'% c'est-à-dire : Découvreur de V Amérique, premier Amiral; et sur les côtés : C. C. A., c'est-à-dire Christophe Colomb Amiral.

Page 1