‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 156 sur 250 · LEUR DÉSIGNATION ANATOMIQUE · texte numérisé non relu

LEUR DÉSIGNATION ANATOMIQUE

La caisse ayant été ouverte , on aperçut des ossements humains. La partie intérieure du couvercle fut aussi nettoyée , et on lut ces mots , en caractères gothiques allemands :

ILL*" y Es**" Varon.

D"* Cristoval Colon.

Dès lors , plus de doute ; c'étaient bien les reliques du héros incomparable! Une émotion indescriptible s'empara des assistants. Des acclamations enthousias- ■ :-.*Cv?'

tes firent retentir les voûtes, puis les cloches sonné- - > •

rent à toute volée ; bientôt les fanfares militaires et les salves de Tartillerie annoncèrent à la ville l'heureuse découverte.

Cette caisse entièrement en plomb, formant un carré oblong , était assez grossièrement fabriquée , un peu déformée dans quelques parties , et bossuée du côté gauche. Elle mesurait kk centimètres de large et 23 centimètres de haut. Le couvercle paraissait fait d'une pièce. Les docteurs en médecine, MM. Antonio Gomez et José Brenes, reconnurent au milieu des débris d'ossements : un col de fémur détérioré, un péroné assez conservé, un radius, une clavicule, deux vertèbres lombaires, un cubitus, un fragment de coronal avec une partie de cavité orbitaire , un tiers de tibia , une partie de maxillaire inférieur, un os du métacarpe ; et en tout vingt-huit gros fragments, et treize petits,

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