‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 158 sur 250 · HONNEURS RENDUS A SES RELIQUES · texte numérisé non relu

HONNEURS RENDUS A SES RELIQUES

cris de « Gloire à Colomb ! » mêlés à ceux de « Vive Isabelle ! », se prolongeaient jusqu'aux rues les plus écartées.

La procession étant arrivée à l'église de la Reine des Anges, la caisse, soudainement transformée en châsse par la vénération des fidèles , fut déposée sur le maltre-autel , et M^ rarchevôque prononça le panégyrique de l'Amplificateur de la Création , tandis qu'au dehors les feux d'artifice, les globes de lumière signalaient de haut l'heureux événement de cette journée.

Tel est en substance , et dans sa rigoureuse exactitude, le fait de cette découverte.

Sans retard, la France, l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie , l'Allemagne , la Hollande , les États-Unis, furent par leurs consuls respectifs informés de l'événement. Le monde entier se préoccupait de cette nouvelle, et l'on semblait attendre avec une certaine anxiété, la confirmation d'une trouvaille si extraordinaire.

Seule l'Espagne, dès le premier instant, niahautainement la découverte. Le Cabinet espagnol ne reçut pas sans un vif mécontentement les détails de la journée du 10 septembre 1877 , donnés par son propre consul, témoin oculaire de ces circonstances.

Le 23 octobre, M. Canovas del Castillo, président du conseil des ministres , adressait à l'Académie d'histoire de Madrid les documents que lui avait transmis le consul d'Espagne à Saint-Domingue , et la chargeait de faire un Rapport sur cette découverte.

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