V. P'« de los r'^' del P"*''' Al*' D. Cristoval Colon des
C'est-à-dire : Dernière partie des restes du premier Amiral Don Christophe Colomb, découvreur.
Il y eut alors un mouvement de stupéfaction bientôt suivi de joie pour les habitants, car personne n'aurait
304 DÉPIT DU GOL'TERHEUENT ESPAGNOL.
pensé que de cette seconde vérification allait sortir une preuve encore plus confimative et plus authentique d'identité.
L'examen scientifique étant terminé , toujours à la rue du public, on remit la caisse de plomb dans celle de hoÎB. H. le chanoine Billini, au nom du Délégat aposloUque, y apposa le sceau de l'archevêché , les consuls y mirent celui de leur Gouvernement respectif, l'Alcade et le notaire rédacteur la marquèrent chacun du sien.
Quelques jours plus tard , le consul d'Espagne recevait brutalement avis de sa destitution. Hélas! dans son rapportsurladécouvertedu 10 septembre, H. de Echeverri avait dit franchement ce qui s'était passé sous ses yeux.
M. Lopez Prieto, qui, lui, n'avait rien vu, ayant qiùtté la ville au moment de voir, n'en faisait pas moins un Rapport, dont les conclusions lui étaient imposées d'avance par son écrit publié dans la Revue de Cuba, et il obtenait, en double récompense, un emploi et une décoration.
Maintenant , abordons tout droit un pénible sujet : le Rapport officiel commandé par le Conseil des Ministres de Sa Majesté Catholique, à T Académie royale d'histoire de Madrid.
Quoi de plus illogique, de plus irrationnel que la manière dont on a procédé! Le Gouvernement espagnol voulait être renseigné; c'était son droit comme son devoir. Et au lieu d'envoyer à Saint-Domingue et à Cuba une commission composée d'érudits et d'archéologues, il charge des académiciens de juger, étant dans leur fauteuil , à Madrid , ce qui vient de se passer aux Antilles! Il s'agit d'un fait tout actuel, et l'on se borne à compulser des livres, des papiers. Et quand les papiers manquent , on y supplée par des suppositions , des hypothèses téméraires , des inductions aussi erronées qu'offensantes.
Le Cabinet espagnol nous parait plus blâmable encore que l'Académie royale d'histoire, car il l'a limitée dans son action. En ayant par sa circulaire exprimé son opinion , sans attendre la sienne , il avait d'avance tracé ses conclusions. Le Gouvernement manifestait aussi sa volonté par des actes. 11 frappait de destitution