LYRISME DE SON APOSTOLAT
célébrera dignement le Démonstrateur de sa Création?
Déjà le merveilleux de la Découverte dépasse toute épopée. Par sa seule grandeur chrétienne, le Révélateur du Globe intimide Féloge et déconcerte la louange. L'Évangéliste des mers resplendit désormais dans les siècles, impérissable, éblouissant de grandeur, rayonnant de sublimité. La poésie désespère d'atteindre aux sereines régions d*où émane la gloire de Celui que le Maître de TUnivers choisit pour son Mandataire. A révocation d'une telle image , la lyre se tait, muette d'étonnement ; les sept cordes se détendent , convaincues d'impuissance.
En regard du Surnaturel qui déborde dans les principaux faits de Colomb, les illumine et les couronne, combien est incolore la prosodie humaine, combien sont pâles les lauriers olympiques , chétives les nefs des Argonautes, et pitoyablement mesquins les demi-dieux d'Homère ! Pareillement, qu'on trouve puérils les chants de l'ingénieuse Grèce , et indigentes les sveltes muses du Latium ! La supériorité chrétienne de Christophe Colomb surpasse autant les renommées terrestres, que le cèdre majestueux du Liban domine l'humble hysope abrité sous son ombre. Il n'est pas plus aisé à la poésie dç célébrer le Vainqueur des mers que de chanter l'Océan lui-même, tant ce Héros participe de l'infini.
L'épopée de Colomb est encore à venir ^
En vain s'eflForcerait-on par des comparaisons hu-