‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 197 sur 250 · POSTULATUM RÉDIGÉ PENDANT LE CONCILE · texte numérisé non relu

POSTULATUM RÉDIGÉ PENDANT LE CONCILE

parmi les chrétiens d'élite et lui conférait le titre de Serviteur de Dieu vraiment extraordinaire. Ce précieux document , d'une latinité admirable, portant les signatures de Princes de l'Église , de Patriarches , de Primats , d'Archevêques , appréciait le Navigateur génois, le qualifiait de HÉROS APOSTOLIQUE, en déclarant qu'il avait bien mérité de la religion et de l'humanité entière (1).

Mais, survint presque instantanément l'invasion piémontaise , avec ses abominables excès. L'interruption forcée du Concile, la dispersion de ses membres, loin d'effacer le souvenir du Messager de la Providence, ne firent qu'étendre plus au large sa sainte renommée.

Comme nous l'avons dit, quelques années après, sur l'invitation de l'Éminentissime Cardinal Donnet, nous reprimes la plume , et prouvâmes d'une manière irréfragable que Christophe Colomb avait pratiqué jusqu'au degré héroïque toutes les vertus chrétiennes. Cet exposé, quoique succinct, eut forcément les proportions d'un volume. Il parut sous ce titre, qui résume le rôle de Colomb dans l'humanité : l'Ambassadeur de Dieu (2).

(1) « Dum Orbis universus grati animi sensus erga apostolicum et benemeritum Hoeroem certatim eiprimit. » — Postulatum des Pères du concile œcuménique.

(2) Une nouvelle édition de ce livre vient de paraître avec ce titre plus complet et plus explicite : Christophe Colomb serviteur de Dieu, Son apostolat^ sa sainteté. Superbe volume de 560 pages, chczE. Pion, Nourrit et C^^. Paris, 1884.

378 LE LIVRE INTITULÉ : l' AMBASSADEUR DE DIEU

Là, sont décrits : sa Vocation, son Noviciat, sa Probation, sa Mission providentielle.

Là, sont démontrés ses dons surnaturels.

Là, sont prouvés son exercice des trois Vertus Théologales, et pareillement sa pratique constante des Vertus Cardinales : la Prudence , la Justice , la Force , la Tempérance, la Pauvreté, la Chasteté, THumilité.

Là, sont également signalés ses miracles pendant la vie, ses miracles après la mort, et le Culte non interrompu qui en consacre le souvenir à Saint-Domingue.

On voit les convictions se multiplier, se solidifier à la lecture de cet ouvrage. Un arôme de sainteté s'en exhale nécessairement. L'édification est recelée dans l'histoire du Serviteur de Dieu comme la puissance fébrifuge du chinchona dans son écorce.

Fidèle protecteur de la renommée de Colomb , comprenant combien ce livre importait au Catholicisme, le , Pape Pie IX ordonna que sa traduction, due à la plume franciscaine de l'illustre Père Marcellino de Civezza, fût imprimée par la Sacrée Propagande , à ses propres frais. On le voit : l'intérêt que portait le Souverain Pontife à la Cause de Colomb, n'a fait que se manifester de plus en plus clairement , à mesure que se propageait la vénération des peuples , pour Fincoraparable Serviteur de Dieu.

Le grand Pie IX a rendu personnellement témoignage au Mandataire de la Providence, fl a été le premier Pape qui ait constaté la part qu'avait eue le Saint-Siège dans

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