LE GRAND PAPE PIE IX ET CHRISTOPHE COLOMB
Tabbé Jean-Marie des comtes Mastaï Ferreti, attaché à la Nonciature du Chili , traversa toute l'Amérique Méridionale, on aurait en vain, de l'extrémité du Labrador à celle de la Patagonie, cherché le nom de Christophe Colomb.
Rentré en Europe, ce prêtre des États romains, devenu quelques années après Archevêque , puis Cardinal , se vit le 16 juin 1846, par une élection miraculeusement spontanée, porté au Siège apostolique. Et, presque aussitôt, le nom de Christophe Colomb fut répété dans toute l'Italie.
A partir de ce jour, il ne s'est plus écoulé une seule année sans que le souvenir de Colomb ait inspiré des œuvres d'art, d'érudition ou de poésie. Notre livre, L'Ambassadeur de Dieu, a donné l'entière et curieuse série de ces productions, qui s'est continuée par une suite non interrompue , jusqu'à l'avènement du Pape Léon Xin. Cette simple nomenclature n'a pas exigé moins de dix pages, tant le Révélateur du Globe excite maintenant l'intérêt ou l'enthousiasme.
Une mystérieuse prédestination semble avoir rétrospectivement uni à l'homme qui découvrit la Terre Nouvelle, le premier Pape qui l'ait abordée. Avec une sagacité si merveilleuse qu'elle semble tenir de l'inspiration. Pie IX avait pressenti la surnaturelle grandeur de Christophe Colomb. Le vicaire de Jésus-Christ comprenait qu'après l'incarnation du Verbe Rédempteur, le plus grand événement du Monde était celui par lequel