LA DECOUVERTE DU NOUVEAU CONTINENT
Sainte-Geneviève des Ardents. Puis Galliot-Dupré en fit une autre édition, qui se vendait « sur le pont Notre-Dame et dans la salle du palais, au second pilier », ce qui n'empêcha pas Philippe Lenoir de la publier à son tour.
Il semble qu'à dater de cette diffusion des éditions françaises, où le génie d'Améric est placé si haut, le Continent dont on lui attribue la découverte doive naturellement garder le nom de son prétendu inventeur.
Le moine apostat Sébastien Munster imprima, à Bàle , chez Henri de Pierre , sa Cosmographie. Là , Vespuce était exalté aux dépens de Thistoire et de l'ordre chronologique. L'auteur osa audacieusement écrire qu'Améric Vespuce fut envoyé avec Colomb, par Ferdinand, roi de Castille, vers l'année 1492, pour découvrir des terres inconnues.
Déjà dix ans se sont écoulés depuis la proposition du géographe de Saint-Dié. Cette idée, encouragée par un favorable accueil, s'est propagée dans le monde. La science lui donne son assentiment, et en preuve d'adoption, un anonyme publie un opuscule, portant ce titre décisif : L'Amérique ou le Nouveau Monde d'Améric et la quatrième partie du Globe, ainsi appelée du nom de son inventeur, Améric Vespuce. Rien de plus clair. Cette appellation ne surprend et ne choque personne, chaque érudit étant déjà familiarisé avec l'œuvre du géographe de Saint-Dié, par son livre et son planisphère. Le grand Copernic, lui-même, partageant