FLORENCE GLORIFIANT AMÉRIC
à Loùvain , qui imprimait à Anvers ses Principes d'astronomie et de cosmographie f déclara formellement que V Amérique portait ce nom, à cause d'Améric Vespuce, qui la découvrit.
On comprendra maintenant comment, dans la publication espagnole de la Somme de géographie, qu'édita r Allemand Cromberger, imprimeur à Séville, il fut passé en silence sur les entreprises de Christophe Colomb, son génie et ses découvertes. On devine aussi par quel motif le savant hébraïsant Jean Vaseus-, que don Fernando Colomb avait attiré de Louvain à Séville, a parlé du Nouveau Continent sans nommer ime fois le glorieux père de son protecteur, et Ton s'étonnera un peu moins de ce que Tabbé François des Albertini, de Florence, en destinant son livre de Mirabilibus nùvi et veteris Orhis au pape Jules II, qui avait été en correspondance avec Christophe Colomb, semble ignorer Texistence de celui-ci, et ne célèbre qu'Améric Vespuce, son compatriote (1).
Florence accueillit avidement Tidée que la découverte du Nouveau Monde était due à ï\m de ses enfants. Son patriotique orgueil se glorifia bruyamment d'Améric Vespuce. Plus tard, la maison où il était né devint un monument précieux pour la cité. On y grava dans le marbre, en lettres d'or, sur la porte d'entrée,
(1) Alexandre de Humboldt s'en étonne justement, et dit dans son Cosmos : « L'abbé Albertini François, qui deux ans après la mort de Colomb dédie son livre à Jules IT, ne connaît que les découvertes d'Améric. »