‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 54 sur 250 · MESURES PRISES CONTRE DON DIEGO · texte numérisé non relu

MESURES PRISES CONTRE DON DIEGO

cette preuve de vigilance. Il écrit directement à cet astucieux gredin, le complimente, l'engage à continuer ses bons offices. Et de peur que par accidents quelque missive pareille ne vienne à tomber sous les yeux d'un honnête homme, qui aviserait don Diego de cet espion nage, le monarque lui recommande, quand il voudra dire des choses qui doivent rester secrètes, de ne pas se borner à faire sur l'adresse de la lettre le signe dont ils étaient convenus, mais d'employer dans le contexte, les chiffres qui ont été concertés avec Lopez de Conchillos, dont en partant, il avait emporté l'alphabet et la clef (1).

Ainsi la complicité du roi avec ces misérables est avouée par lui-même, et signée de sa propre main. Sa lettre, datée de Valladolid, le 15 août 1509, se voit dans les archives de Simancas. Ferdinand flatte le vil suppôt de sa félonie, l'agent de son avarice. Il proteste que c'est principalement en lui qu'il met sa confiance pour toutes les affaires de là-bas. Le monarque fait le pauvre, le besogneux ; le prie de lui indiquer minutieusement toutes les dépenses qu'on pourrait éviter ; et de s'appliquer à lui envoyer le plus d'or possible , parce qu'il en a, dit-il, grand besoin (2).

(1) « En lo descrîbîr al secretario Lope Concbillos algunascosas que 08 parezcan ser sécrétas y que convienea nuestroservicio yo las sepa, ansi lo debeîs hacer é continuar, y podeis escribir por la cifra que de acâ Uevasteis concertada con el dicbo secretario. » -» Coleccion dû plomaiica, tomo IH, num. lxyiii.

(2) « Pues sabeis que toda la confianza de las cosas de alla tengo en

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