AUX RÉCLAMATIONS DE DON DIEGO
subtilité, arrangé chaque imposture. Tout ce qu'écrit le Fiscal, en 1525^ avait été déjà prévu et combiné en 1493, avant le second départ du Révélateur de la création terrestre.
Ce manuscrit formant un cahier de cent vingt-deux pages, en beaux caractères antiques, et divisé en vingtsept paragraphes, nous parait être le résumé de la Requête en quarante-deux chapitres, qui figure dans le procès de don Diego avec la Couronne.
Présentons seulement les principaux points du litige :
Don Diego demande à jouir de ses droits d'amiral de rOcéan, avec le traitement et les privilèges dont jouit TamiraldeCastille, ainsi qu'il était expressément spécifié dans la convention passée sous Grenade, le 17 avril 1492, convention ratifiée à Rarcelone, le 28 mai 1493, et confirmée à Rurgos le 23 avril 1497.
Le texte que cite don Diego est clair, précis, formel ; il ne se prête à aucune interprétation ; aussi le Fiscal n'essaie-t-il pas de le discuter. Il se borne à répondre que l'amirauté de TOcéan ne ressemble pas à l'amirauté de Castille; que don Diego n'a aucun droit à percevoir, puisque son père n'a jamais pu en toucher. C'est là du Ferdinand tout pur. On oppose auréclamant l'inexécution subie par son père, malgré ses instances ; et l'on tire un droit du mépris qu'on a fait de la convention écrite. Ceci revient à dire : « Te crois-tu plus grand que ton père? j'ai violé mes engagements envers