‹ Histoire posthume de Christophe ColombChapitre 68 sur 250 · REPOUSSANT LES DEMANDES DE DON DIEGO · texte numérisé non relu

REPOUSSANT LES DEMANDES DE DON DIEGO

répondre. Mais le Fiscal ne s'embarrasse pas pour si peu, et il réplique carrément ceci : Le titre de Viceroi et de gouverneur fut donné à la personne de l'amiral comme prix de son industrie, pour lui faire honneur; Tamiral étant décédé, le titre a pris fin avec lui (1).

Quant aux traités conclus et aux services rendus, c'est là une illusion filiale. L'Espagne n'est pas fort obligée à Christophe Colomb, car depuis son premier voyage elle n'a rien reçu de lui. Ce qu'il a cru apporter, la Castille déjà le possédait en vertu de la Bulle du pape Alexandre VI, en date du 3 mai 1493, Et puisque cette Bulle en donnant et incorporant au royaume de Castille lesdites Indes, avait annulé de fait les services de l'amiral, cause de ses privilèges, il n'y avait aucune raison de les considérer comme existants.

Quant à la Vice-royauté et à ses privilèges , le Fiscal en croit triompher promptement par cette réponse : Les rois n'ont pas reconnu à Christophe Colomb le titre de vice-roi, puisqu'en lui écrivant, ils ne le lui donnaient jamais (2).

Ce misérable suppôt de la cour de Charles-Quint ne se doutait pas que cet aveu était pour l'aïeul de

(i) « Fu y es visto de derecho que por la mucrte de lo dicho don Cbristo?al Colon espiro el dicho oficio y no paso en herederos. » — Vincenzo Promis, Memoriale di Diego Colombo, p. 33.

(2) « Y nunca mas le cscribieron Visorey ni se lo llamaron. » — Vincenzo Promis, Memoriale di don Diego Colombo, p. 34.

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