DON LUIZ FORCÉ DE RENONCER
don Luiz commencèrent, sans qu'aucune solution leur fût donnée.
Plus tard, le jeune Amiral obtint d'être envoyé à Saint-Domingue, en qualité de gouverneur général. Mais la résolution de la Cour était irrévocablement prise de rendre insoutenable sa position, et d'extirper définitivement de l'Espagnole cette race étrangère et vivace des Colomb, qui, sous prétexte de ses droits, menaçait d'y prendre racine.
Les obstacles à l'administration du jeune gouverneur devinrent bientôt des empêchements; et les empêchements des impossibilités. Les bureaux qui les lui avaient suscités censuraient vertement sa prétendue inexpérience , et le condamnaient dans bien des cas où la pratique la plus ancienne eût également échoué. Les difficultés se multipliaient progressivement, car il fallait à tout prix décourager l'énergie de don Luiz.
Forcé de se rendre à l'évidence, reconnaissant l'inutilité de sa lutte contre l'hostilité toute-puissante du Conseil des Indes secrètement favorisée du Roi, don Luiz s'avouant la stérilité de ses efforts, son vain recours à une justice qui ne lui serait pas rendue, et dont les jugements d'ailleurs resteraient sans exécution , comme le furent la décision de Séville et la déclaration de la Corogne en favem* de son père, fit misérablement l'abandon de ses droits, de ses titres de Vice-roi et de gouverneur général, moyennant les titres de duc de Veraguas, de marquis de la Jamaï-