ET LA SAINTE COLLINE
l'enlever et la transporter dans une chapelle de sa Cathédrale. Ce qui restait de la Vraie Croix, et qui est évalué à un tiers de sa hauteur, fut renfermé dans une châsse de cuivre doré , munie de trois serrures.
L'immense notoriété des miracles, précédemment accomplis sur la Sainte Colline , attirait toujours une foule autour de la Vraie Croix , dans la Cathédrale de la Conception. Les aumônes y affluaient. L'empereur Charles-Quint prenait intérêt aux prodiges de ce bois miraculeux. Il sut que des ecclésiastiques, préposés à sa garde, détournaient à leur profit une partie des offrandes qu'apportaient les pèlerins et les malades, 11 fit admonester le trésorier de l'Évèque , lui enjoignant d'avoir à se conformer dorénavant aux intentions des donateurs. Dans l'année 1525, lui-même, en témoignage de Vénération pour la Très Sainte Croix, la Santissima Cruz, voulut consacrer une somme de quatre- vingt mille maravédis à l'ornement de sa chapelle. Le madré politique, voyant par suite de tant de miracles, s'établir un commencement de culte, écrivit au Pape , le suppliant de vouloir bien favoriser cette dévotion populaire, et accorder des indulgences aux chrétiens qui viendraient honorer cette Croix , en déposant quelque offrande. Il demandait en même temps de percevoir sa dlme royale sur cet hommage de la piété. Comme le nom de Christophe Colomb n'était point prononcé dans l'affaire , la Cour de Rome ne s'empressa pas de répondre.
Pendant près de trente ans le concours des pèlerins ne se ralentit point. Mais dans le cours de l'année 1564 , un affreux tremblement de terre épouvanta Tlle de Saint-Domingue, et détruisit de fond en comble la Cité de la Conception. Le sol se couvrit da ruines. La campagne bouleversée fut abandonnée de ses habitants. De cette jeune et prospère cité, il ne resta debout, au milieu des décombres, que deux parties d'édifices, où se gardaient deux fragments considérables de la Vraie Croix.
Ce désastre ne servit qu'à mieux démontrer la puissance du bois miraculeux qu'avait planté Colomb.
Durant l'écroulement total des maisons et Técrasement de leurs malheureux habitants, aucun de ceux qui avaient sur eux ou chez eux une parcelle de la Vraie Croix ne reçut d'atteinte mortelle.
Les Franciscains , ces fidèles amis de Colomb , possédaient une portion considérable delà Vraie Croix. Le moment du désastre les surprit réunis au chœur pour l'office. Presque ensevelis sous les décombres de la voûte, à demi suffoqués et meurtris, ils se relevèrent pourtant sans blessure. Chose étrange, après la cessation du fléau , la seule construction qui se maintint debout, était leur couvent. Au commencement de ce siècle, ces restes apparaissaient encore reconnaissablés.
La cathédrale, bâtie en pierres de taille, s'était entièrement écroulée sous la violence des secousses. Une
seule Chapelle avait résisté au terrible phénomène : c'était celle où Ton conservait la Vraie Croix.
Héritier de la vénération de son père pour ce saint bois , le roi Philippe II ordonna de le transporter à ses frais dans la cathédrale de Saint-Domingue. Ce fut une difficultueuse procession de vingt-deux lieues. La Vraie Croix, remise à Tévèque, reçut alors de la munificence royale une châsse d'argent massif, ornée d'un beau travail en filigrane et fermée de trois serrures , dont rÉvèque, le doyen du chapitre métropolitain, et le plus ancien prébendier eurent chacun une clef.
Si étranges et merveilleux qu'ils paraissent, ces faits subsistent dans leur intègre réalité, dignes de toute croyance. Ils défient la critique, et sont tout aussi certains que les guérisons très fréquentes obtenues , sous nos yeux , au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes.
A quelque cause que Messieurs les athées et les positivistes veuillent les attribuer, ces guérisons miraculeuses n'en sont pas moins réelles , palpables , manifestes. Depuis plusieurs années on voit se succéder les pèlerinages à la célèbre grotte. On y accourt d'Italie, d'Espagne, de Belgique, d'Allemagne et d'Angleterre. Chaque été Taffluence des chrétiens nécessite la formation de trains spéciaux sur les voies ferrées. C'est avec un pareil empressement qu'on venait des grandes et des petites Antilles honorer la Très
Sainte Croix, la Vraie Croix de la Conception, et jusqu'à la Colline où elle fut primitivement élevée.
L'archichronographe impérial, Oviedo y Valdez, connaissait personnellement l'Officier de mer chargé par Colomb d'aller en corvée, avec une vingtaine de matelots et de charpentiers, couper l'arbre dont fut formée la Croix. Cet Officier se nommait Alonzo de Valencia, et habitait Saint-Domingue au moment même où Fauteur de l'Histoire générale et naturelle des Indes en rédigeait le troisième livre.
«... Le bois de cette Croix, dit-il, a guéri plusieurs malades; et pour cette cause les chrétiens y ont une si grande dévotion qu'ils en dérobent et coupent plusieurs pièces ou éclats pour porter en Espagne, partie en autres pays. Pourquoi est tenue en singulière vénération , tant pour ses miracles , comme parce que depuis si long-temps qu'elle a été découverte , ne s'est aucunement pourrie ni tombée par quelque tourmente d'eau ou de vent qui soit survenue. Et qui plus est, les Indiens ne la purent jamais bouger de son lieu, combien qu'ils l'eussent voulu arracher, tirant avec des cordes de Bexucos. De quoi fort émierveillés , la laissèrent au lieu même... et l'estimant chose sainte et de grande admiration, ils n'osèrent plus s'opiniàtrer de l'arracher et de la tirer du lieu où elle était ; mais voyant que les chrétiens la tenaient en grande révérence, et que tant d'hommes ne la pouvaient bouger du lieu où elle était fichée , ils la regardaient avec
une révérence, et enfin s'humiliaient devanticelle (1). » A cet égard , la concordance des historiens constitue un témoignage de la plus irrécusable autorité.
Un autre historien des Indes, d'ordinaire peu favorable au grand Découvreur, l'Espagnol Lopez de Gomara, nous apprend qu'à son second voyage, Christophe Colomb avait planté une Croix, dont le bois guérissait un si grand nombre de malades qu'elle fut pour cela nommée la Vraie Croix. Il ajoute qu'on en prenait des morceaux comme rehques , et que les Indiens révoltés ne purent l'arracher, quoiqu'ils eussent creusé beaucoup à l'entour (2).
L'historiographe royal, Antonio de Herreras, confirme tous ces détails, sur lesquels il possédait des documents précis. Dans sa Description des Indes Occidentales y ainsi que dans V Histoire générale des Voyages et Conquêtes des Castillans , il parle des miracles de la Très Sainte Croix. Il rappelle que parmi les ruines de la Conception, existait encore « un monastère de frères Mineurs , auquel se garde le baston de la Croix que les Indiens ne purent brusler, ne briser,
(1) Otiedo y Valdez, Histoire générale et naturelle des Indes ^ traduction de Jean Poleur, valet de chambre de François I«', liv. III, ch. V.
{2) (( Sanaron muchos enfermos con el palo y devocion de una craz que puso Christoval Colon , la segunda vez que passo en la Vega que llamaron por esso de la Vera-Cruz, cuyo palo tomayanpor reliquias. Los Indios de guerra provaron de arrancarla, y no pudieron aunque cavaron mucho. » — Lopez de Gomara^ la Historia gênerai de las IndiaSj cap. xxxiii, p. 27.
ne destruire, lequel par après a fait de grands miracles (1). »
Herrera, ce judicieux narrateur, déclaré par Tarchichronograplie des Indes, Muûos : « le Prince des historieiui du Nouveau Monde » (2)^ nous dit :
« Les habitants de la Conception allèrent par dévotion couper de cette Sainte Croix , et à mesure qu'ils en coupaient, le bois se remplissait; et comme au commencement on n'avait pas observé la Vénération requise en une chose si sainte, comme ils en coupaient fort souvent, la continuation du miracle cessa , et ce qui en demeura fut ôté de ce lieu, et transporté en Téglise de la Vega... Il y en a presque un des bras. Cette Croix était de la hauteur de deux lances , et ce qui en est resté est dans une châsse de cuivre fermée de trois ou quatre clefs. Ce saint bois fut dispersé au commencement de par le monde, et causa plusieurs miracles.
« Et il est très véritable que lorsqu'il arriva un tremblement de terre, qui renversa la ville de la Vega, en Tan 1564 , ceux qui avaient de ces saintes reliques ne furent pas blessés ni ne moururent point; entre autres les Religieux de Saint-François , dont l'église fut renversée , et l'Église Collégiale , qui était fort grande , et
(1) Herrera, Description des Indes occidentales-, in-fol., chap. vi, p. 9; Amsterdam, 1622.
(2) « Ha sido estimado Herrera por el Principe de los historiadores de America. » — Mufioz, la Historia del mundo nuevo, 1. 1; prologo, p. 27.
MIRACLES DE LA CROIX DE COLOMB. {I^ i' '* / '•
y bâtie de pierres de taille , excepté le lieu où était la Croix .
« Ce bois guérit les fièvres, qui est une chose fort approuvée , en en faisant prendre en poudre à ceux qui en sont attaqués; l-pn en a vu guérir des hommes qui étaient abandonnés des médecins (1) ».
Les prodiges de la Vraie Croix de la Conception ont joui d'une grande notoriété parmi les Castillans d'outre-mer, sans que cependant l'Espagne les ait enregistrés dans ses Annales. Et par cela, ils sont aujourd'hui presque entièrement ignorés de l'Europe. Pendant que le bruit de tant de miracles traversait l'Océan et surexcitait la curiosité de Charles-Quint , le fils aîné de Colomb plaidait contre la Couronne. Le Ministère public répandait contre le Révélateur du Globe d'indignes insinuations , lui contestait jusqu'à l'idée première de son entreprise et niait l'importance de ses services. La gloire de Christophe Colomb gisait dans l'ombre , subissant une éclipse totale. Ni le fils du Héros, don Diego Colomb , ni sa veuve la Vice-Reine , ni son petit-fils, don Luiz , n'osèrent jamais faire allusion aux prodiges de cette Croix. D'après les dispositions de la Cour envers la mémoire de Colomb , on comprend la réserve des écrivains. A peine quelques-uns indiquent-ils succinctement les merveilleux efifets de la Vraie Croix de la Conception. Aucun d'eux n'a le courage de montrer
(1) Herrera, Histoire générale des voyages et conquêtes des Castillans dans les Indes, 1^ décade, liv. X, ch. xii, traduclion de Nicolas de la Coste, dédiée au président de Lamoignon.
leur mystérieuse corrélation avec TApostolique instaurateur de ce signe sacré.
Néanmoins , tel a été le renom de ces faits miraculeux, qu'ils ont pris ostensiblement rang parmi les bienfaits dont la Providence comblait le royaume Catholique. Nous les trouvons commémorés par le dessin et la gravure au frontispice de l'histoire officielle d'Herrera, dédiée au roi Philippe V, et publiée en 1730, à Madrid, chez Rodriguez Nicolas Franco. Mais l'historiographe royal, craignant de déplaire au Souverain Conseil des Indes, s'est abstenu de nommer le chrétien qui planta cette Croix, devenue miraculeuse aussitôt après sa mort. Et tout en constatant ses merveilles, it ne parle de son érection que vaguement, au pluriel.
Nonobstant l'oubli préparé et le silence concerté, le souvenir de la Croix qu'avait élevée Colomb , des grâces par elle obtenues, est demeuré vivace aux Antilles. Trois siècles n'ont pu affaiblir la vénération qu'elle n'a cessé d'inspirer depuis la mort du Vainqueur de la Mer ténébreuse. Les chrétiens n'ont pas discontinué d'aller voir cette Croix. Ce qui en reste est encore , depuis plus de trois cent dix-huit ans, renfermé dans une belle châsse d'argent massif ornée de filigranes, avec serrure à trois clefs aussi d'argent , hommage de la piété du roi Philippe II. Chaque année, le jour du Vendredi Saint le clergé l'expose aux respects des fidèles, Us adorent la Croix de Colomb, la Vraie Croix, que beaucoup confondent avec celle du Sauveur.
Ce fragment de la Très Sainte Croix est d'un bois fort dur, de couleur marron tirant sur le jaune. Il mesure soixante-seize centimètres de haut, sur cinquantesept de large. Ses angles semblent avoir été déchiquetés, et dans toute sa longueur on reconnaît la trace de petites entailles , adroits larcins de la dévotion. Un autel spécial est consacré à ce morceau de CroLx, que la désignation populaire nomme présentement « la Sainte Relique » .
Toutefois, la présence de cette précieuse Relique ne suffit pas à la piété des chrétiens. Us aiment à contempler le lieu où la Croix fut élevée d'abord, et manifesta son pouvoir thaumaturge. Bravant les difficultés d'une route mal frayée de quatre-vingt-cinq kilomètres , les pèlerins se rendent tantôt processionnellement , tantôt par groupes séparés, au sommet de la Sainte Colline.
C'est près de là que, par la dévotion publique, fut construite , après la mort de Colomb , une belle église couverte de peintures murales retraçant divers épisodes de la grande victoire des Espagnols , due à la prière de Colomb, et qu'on appela le « miracle des flèches » . Cette grande église bâtie dans une gracieuse solitude , bien loin de tout centre de population, était l'objet d'un concours incessant. Les pèlerins, après avoir stationné sur la Sainte Colline j s'y rendaient avec un pieux empressement. Le riche tabernacle du maltre-autel contenait un morceau de la Vraie Croix. Il y a plus de cent ans, en 1783, le Délégué des Colonies Françaises, député de la
Martinique, Moreau de Saint-Merry, le rédacteur du Code colonial et maritime, avait pu maintes fois l'examiner. Il écrit : « On en rapporte une multitude de miracles (1). »
L'an VI delà République Française^ en germinal, un Commissaire du Gouvernement visita cette église. « On ne saurait, dit-il, se faire une idée de la ferveur des habitants... Ils viennent en grand nombre, de fort loin, déposer dans cette église de riches présents, en échange desquels ils obtiennent de petites portions de ce bois... Les murs de l'intérieur de Téglise sont couverts de peintures fort anciennes, et en assez mauvais état, représentant divers sujets qui se rattachent tous à Tépoquede la Conquête. A droite, on voit là description d'une grande bataille livrée par les Espagnols aux Indiens. Christophe Colomb occupe le premier plan du tableau. Vis-à-vis, on voit le grand homme faisant construire un fort, et rendant des actions de grâce à Dieu. Au fond, est représenté le miracle des flèches... Ce miracle est encore représenté à l'entrée de l'église , et au-dessus du maître-autel. Il tient le premier rang parmi les faits extraordinaires qui accompagnèrent la Découverte. »
Le Commissaire du Gouvernement dit encore dans sa relation : « Nous remontâmes à cheval... Enfin, au moment de rejoindre notre route , nous rencontrâmes
(1) Moreau de Saint-Merr?, Description de la partie espagnole de SahiC'Domingite, t. I, p. 132.
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une troupe de pèlerins et de pèlerines de tout âge et de toute couleur qui allaient faire leurs dévotions à 'i''^' l'ermitage (1). »
Pendant les règnes de Napoléon , de Louis XVIII , et de Charles X , la belle église du Sanio Cerro vit se renouveler régulièrement les pèlerinages. Mais depuis lors de violentes secousses du sol ont renversé cet édifice commémoratif des miracles de la Très Sainte Croix; et, postérieurement, des tremblements de terre consécutifs ont détruit jusqu'à ses ruines. Néanmoins, la dévotion des pèlerins n'a point périclité; on est constamment revenu au Santo Cerro. Un petit oratoire a remplacé un peu plus loin l'église anéantie, et tandis que nous traçons ces lignes, de pieux chrétiens continuent de s'acheminer vers la Sainte Colline.
Le vénérable archevêque d'Otrante , qui habitait autrefois Saint-Domingue, comme Délégat du Saint- Siège , et a maintenant l'honneur de le représenter au Brésil, en qualité de Nonce, M*' Cocchia, atteste personnellement la continuation de ce culte. Il écrivait, le 31 août 1878, à Sa Sainteté, le pape Léon XIII : « Cette éminence s'appelle toujours la Sainte Colline. Une petite chapelle , construite sur la déclivité du monticule et dédiée à la Vierge de Grâce , attire toute Tannée
(1) DoRvo-SouLASTRE , cx-commissaire du gouvernement à Sainl-Domingue, Voyage par terre de Santo-Domingo, capitale de la partie espagnole de Saint-Domingue , au Cap François, p. 73. — Ce livre était dédié à l'archichancelier Cambacérès. — Paris, 1809.
ioO RENOM DE LA SAINTE COLLINE.
une foule de pèlerins : J'en suis , moi-même , témoin oculaire. La Sainte Colline a été et est encore le plus renommé sanctuaire de toute l'Ile (1). »
Le savant Prélat , tirant l'induction logique de tous ces faits, dit ensuite à l'auguste chef de l'Église : « Rien d'actuel et d'extérieur ne justifie un pareil concours. Il n'y a pas dans ce lieu le moindre sujet d'attraction. La chapelle est commune, la Croix ordinaire ; cette vénération ne provient que de Christophe Colomb. Ces prodiges, la durée de la tradition , la dévotion toujours fervente semblent signifier que Dieu et les hommes attestent ainsi la Sainteté de ce Héros si grand (2) ! »
Tels qu'ils sont, ces faits positifs, véritablement indubitables , appuyés à la fois par la tradition , les chroniques, les monuments, et prouvés même par l'actualité présente , n'ont été pourtant jusqu'à ce jour mentionnés dans aucune des biographies de Colomb. Mais comme ils sont intrinsèquement liés à l'histoire posthume de l'immortel Navigateur, nous avons dû les rappeler brièvement dans ces pages.
(1) « La stessa collina che reslo col nome di Santo Cerro. Una chiesola sulla Vetta ,* dedicata alla Vergine délia Mercede, è visitata da turme di pellegrlni tutto Tanno. lo stesso ne sono testimonio oculare. Il Santo Cerro fu ed è il maggiorSahtuario di tutla l'isola. » — Extrait de la Postulation de M*^' Rocco Cocchia à Sa Sainteté Léon XIIL
(2) « In se nulla : la capella comune, la croce ordiuaria. La venerazione non è venula che di Colombo : e quel prodigi , la lunga tradizione tuttora viva provano che Dio e gli uomini attestarono in pro della Santità di tanto Eroe. » — W Rocco Cocchia, Postulation à Sa Sainteté, e:i date du 31 août 1878.