LIVRE VINGTIEME
I, — La Terreur : ses lois; ses institutions ; ses instruments; ses victimes. — Les lois de la Terreur : décrets et délits nouveaux. — Quelles lois spéciales atteignent le clergé et les catholiques 264
II. — Les institutions de la Terreur. — La Convention : l'esprit qui l'anime comment elle est souveraine en apparence, et en réalité asservie. — Le Comité de salut public : sa composition ; comment se sont étendues ses attributions, et comment il est le vrai maître. — Le Comité de sûreté générale : ses attributions de police ; ses auxiliaires. — Le tribunal révolutionnaire de Paris : quels décrets restreignent et finissent par détruire toutes garanties pour les accusés 271
II i. — Les instruments de la Terreur : comment les principaux instruments de la Terreur sont les représentants du peuple en mission dans les
départements. — Lear voyage ; leur arrivée ; leurs pouvoirs ; et comment tout concourt à ce que ces pouvoirs soient illimités. — Leur état d'esprit : quelles passions bouillonnent en eux et s'exaspèrent jusqu'au délire 283
IV. — Des actes des Représentants du peuple : arrestations ; spoliations ; présomption qui naît de l'extrême ignorance : ingérence universelle; comment les pouvoirs arbitraires se délèguent à des sons-agents. — Comment la loi de centralisation du 14 frimaire an II, en consolidant la toute-puissance du Comité de salut public, essaye de limiter les attributions des Représentants du peuple en mission. — Médiocres effets de cette loi. — Comment les Représentants gardent toute liberté de proscrire et comment, pour proscrire. Us ont à leur service les tribunaux 289
V. — Les tribunaux : tribunaux criminels, tribunaux révolutionnaires commissions révolutionnaires, commissions militaires ; action des Représentants et comment toute justice est asservie : Lyon, Marseille, région du Midi; région cévenole, région des Pyrénées; Bordeaux; région de l'Est; région parisienne; Artois; Basse-Normandie; région de l'Ouest : traits divers de la justice révolutionnaire 301
VI. — Entre toutes les haines des Représentants en mission, la plus violente est celle de la religion : comment s'explique cet état d'esprit 313
VII. — La Fête de la Raison dans les départements : de quelles manifestations ces fêtes furent l'occasion 321
VIII. — L'expropriation de l'Église : comment est aboli tout ce qui rappelle le christianisme : les appellations anciennes ; les établissements de bienfaisance ; les convois funèbres et les cimetières ; les croix et emblèmes. — Les monastères et les chapelles : le mobilier des anciennes églises et des couvents ; les ventes, les gaspillages, les dilapidations. — Comment de nombreuses mesures sont prescrites pour la conservation des monuments, et comment ces mesures demeurent inefficaces ou inexécutées. — Comment les dévastations s'étendent aux églises des constitutionnels eux-mêmes. — Comment, les temples étant vides, il ne reste plus qu'à les souiller : blasphèmes et profanations 324
IX. — Robespierre : son discours du i" frimaire an II au Club des Jacobins, et comment il réprouve les violences antireligieuses. — Comment il est appuyé, à la Convention, par Danton. — Dispositions qui régnent à la Commune de Paris et à la Convention. — Comment, sous l'inspiration de Robespierre, est votée la loi du 16 frimaire an II, réprouvant toute violence contraire à la liberté des cultes 333
X. — Comment la loi du 16 frimaire est interprétée par ceux mêmes qui l'ont soutenue ou votée ; le Comité de salut public ; la Convention ; la Commune de P iris 338
XI. — Les Représentants en mission reçoivent la loi du 16 frimaire. — Par quels commentaires ils la dénaturent et comment cette loi est ouvertement violée 340