LIVRE VINGT ET UNIÈME
I Les Victimes de la Terreur. — Les prêtres assermentés : leur condi- ' tion à la fm de 1193. — Mélange de courage et de faiblesse. La depreln-
sation et les premières défaillances ; comment elles se multiplient. — Violente pression des Représentants du peuple : Albitte et sa formule. — Formes habituelles de la déprêtrisation. - Les degrés dans la chute : blasphémateurs; apostats silencieux; abdicataires qui livrent leurs lettres de prêtrise et abdicataires qui évitent de les remettre ; prêtres oui renoncent simplement à leurs fonctions. - Calculs subtils ; consciences qui se livrent et se ressaisissent. - Déprêirisés qui se repretrisent - Comment la grande majorité du clergé constitutionnel a cédé devant la persécution, mais comment les nuances sont intini^ depuis l'apostasie jusqu'à la simple faiblesse 346
II - Quelle condition seule assure aux prêtres la sécurité. - Le mariage, ■— Pression des autorités officielles et surtout des Représentants. - Mobiles divers : mariages contractés sous la crainte; efforts P ou r ménager Dieu et les hommes; curieux mélange de terreur, de vulgarité ^^
d'inconscience ■."■*,■, j 'u ' 1 j ' Ânar
III EHondrement de l'Église constitutionnelle au début de 1794. - Fin obscure de plusieurs évêques. - Les procès devant le tribunal révolutionnaire : Lamourette. évêque de Lyon (22 mvose an II). - GouUes^évêque d'Autun (6 germinal an II). - -^^obel. éveque de Pans (21-24 cerminal an II) ■ ;* ; ",
IV - Les prêtres fidèles : reclus, déportés, prêtres demeures a leurs risques en liberté - Les reclus. - Leur vie ; comment les règlements, d abord assez débonnaires, se resserrent. - Comment, en plusieurs departemnts. les reclus sont transférés de prison en prison. - Double drame oui se rattache à l'histoire de la réclusion des prêtres - Nantes : les ?ec i sur la galiote la Thérèse, puis sur la galiote laGloue; Carrier, ses
nstruments; première noyade de prêtres (26 au 27 brumaire an I,.
econde noyade (19 au 20 frimaire an II). - La Mayenne •• \es reclus,
les quatorze prêtres guillotinés à Laval (2 P^^^^^^^^ ///f; ^.^^
V ^-11! dépends ': voya'g^'ve.^' RocheVort et B^^iéâuxVles quatre catégories de prêtres sujets à la déportation. - Du sor de tous ces prêtres Comment on se trouve dans l'impossibilité de les transporter, soit a la Gu^ne française, soit en Afrique. - Bordeaux ■ sovid.s pré tr^ emprisonnés.^it à Bordeaux, soit à Blaye ou au fort J^t^- - f/^^^ fort- les prêtres détenus sur les vaisseaux aux bouches de la Charente . tDeuzAssocus, le Washington : incroyables souffrances surent sur \Ts Deux-AssocUs; ^OTS^ys^^i^ mortalité; les barques-hôpital; ^l de Ma-^
VI. — Les prêtres restés en France ou rentrés : comment ils parviennent à exercer leur ministère. — Paris : les cachettes, les ruses, les audaces. — Les départements : sous quel déguisement et au prix de quels périls s'y accomplissent les fonctions sacerdotales 412
VII. — Quel concours le prêtre rencontre dans le peuple chrétien. — Persistance du sentiment religieux. — Petites émeutes locales : comment ces émeutes sont presque toutes des protestations en faveur de la liberté religieuse. — Comment, en certains lieux, les œuvres de charité chrétienne subsistent jusque sous la Terreur. — Résistance passive : églises qui subrepticement se rouvrent ; un Te Deum en Normandie en 1794. — Petites villes pieuses et provinces fidèles. — De quelques héroïques confessions chrétiennes. — Le dimanche et le décadi. — Amis ou complices inattendus, craintes superstitieuses ; quels sont les mécomptes chez les persécuteurs 420
VIII. — Quelle force le prêtre puise en cette fidélité : persistance du culte ; la messe sous la Terreur ; comment la persécution se resserre encore ; comment la plupart des prêtres sont arrêtés 440
IX. — La prison : comment certains prêtres y poursuivent leurs pratiques et leur apostolat 446
X. — Les tribunaux : comment, en beaucoup de lieux, les juges effrayés par l'atrocité des lois essayent, au début, de sauver les vies. — Comment îes scrupules s'etlacent et comment la jurisprudence se fixe. — De quelques régions oi'i sévit surtout la proscription. — Paris : le tribunal révolutionnaire ; assermentés et insermentés. — Lyon. — Maine Vendée, Anjou. — Arras : les atroces proscriptions de Lebon 447
XI. — Les femmps chrétiennes ; comment elles s'associent aux prêtres et souvent les dépassent en courage. — Leurs services, leur héroïsme. — Quelles colères elles excitent chez les persécuteurs : comment les répressions sont d'abord un peu indécises, puis deviennent impitoyables. — Femmes condamnées à mort pour leur foi. — Admirable constance de la plupart d'entre elles. — Le jour de Pâques de l'année 1794 464