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évasivement ou insolemment. | da a ASS ro Dé au Luxembourg, Barras et ses deux complices dédaignent de dissimuler. Bonaparte a, le 14 juillet, adressé à son armée une proclamation menaçante contre le Corps législatif : cette proclamation, le Directoire l’insère en pre AN
mière page dans sa gazette officieuse, de Rédacteur (1). Les Hi
divers corps de l’armée d’Italie ont rédigé dans le même temps
| des protestations violentes contre les Conseils : ces protes- tations sont envoyées aux autorités dans les départements, Le 1 thermidor, Le Rédacteur a, dans un article d’une virulence inouïe, dénoncé les Cing-Cents. Contre l'excès de l’in-
1 (1) Le Rédacteur, 5 thermidor an V, n° 584,
| si2 HISTOIRE RELIGIEUSE DE LA RÉVOLUTION jure, les Conseils se sont révoltés et ont in le que le gouvernement sévit. Voici qu'est publié avec éclat le rapport de Merlin, ministre de la Justice : non seulement le ministre se prononce contre toute répression, mais, par une ironie pro- ; vocante, il annonce en son rapport de prochaines poursuites contre l’un des j journaux favorables à la réaction (1).— Cependant Augereau est arrivé d’Italie, il vient de prendre | le commandement de la division militaire. Il faut donner le change. Bien vite, les officieux dénoncent les complots parlementaires. Les cafés se remplissent d'agents provocateurs 4 | qui flétrissent les bavards, les fauteurs d’intrigues, les pro- 4 | tecteurs des prêtres. Sur les murs, les placards accusateurs s’affichent, sous l'œil bienveillant de la police. Puis se répandent dans Paris les combattants des anciennes émeutes, 1 les officiers destitués ou en demi-solde. Tous ensemble ils poursuivent dans la ville les jeunes sens suspects de royalisme ou seulement de modérantisme et qu’à cause de leur costume on appelle les collets noirs. Un jour, le 12 fructidor, l'un d'eux : est massacré près des Invalides. Dans le même temps, pour renforcer la garnison de Paris, des soldats isolés fran- à chissent la zone constitutionnelle. On les arme, on les équipe, on les excite et on leur persuade qu’ils ne sont venus que pour « mettre à la raison les royalistes ». de Aux Conseils, tout échappe ; car ils n’ont ni l'armée qui est décidément hostile, ni la garde nationale qu’on n’aura pas le loisir d'organiser. La garde spéciale que la Constitution a créée pour la protection du Corps législatif est elle-même peu sûre, car elle est composée d’anciens gardes- françaises, d’anciens grenadiers de la Convention; et les inspecteurs de la salle n’ont pas eu le temps de l’épurer. À défaut de force matérielle, le Corps législatif peut-il compter sur l'opinion? Sûrement, la majorité de la nation est hostile au Directoire.
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