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LES RELIGIEUX DE LA MERCI

Vlll. — RELIGIEUX DE LA MERCI, POUR LA RÉDEMPTION DES CAPTIFS, A MONTPELLIER (l)

Jacques d'Aragon, surnommé le Conquérant, avait fondé, en 1240, à Montpellier son pays natal, un monastère de Tordre de Notre-Dame de la Merci pour la Rédemption des Captifs et Tavait placé sous le vocable de Sainte-Eulalie. Cet établissement enrichi par la libéralité des successeurs de Jacques et associé aux glorieux souvenirs de TEcole de Droit, prospéra jusqu'aux guerres de religion, mais fut ruiné ô cette époque. Plusieurs années après (1663) le calme une fois rétabli, les religieux pensèrent à rebâtir leur couvent ; et, avant même leur installation définitive, ils furent autorisés à faire une procession solennelle, à laquelle assistèrent les esclaves nouvellement rachetés (18 octobre 1667).

Maïs la communauté déchue de son importance passée, était réduite à 12 membres au moment de la reconstruction de Téglise (1741-1742), qui est aujourd'hui la paroisse Sainte-Eulalie; elle n'en comptait plus que 6 en 1786; tous prêtres :

François Lavignotte, commandeur^ — Jean-Casimir Miran, sacristain, — François Picquay, syndic, — Armand Cairol, prêtre, — Jean-Joseph Lortet, — N. Chavié.

La maison n'existait déjà plus en 1789, le roi ayant donné des lettres patentes pour procéder à sa suppression et à son extinction (16 juin 1787); mais pas assez tôt

(I) L. GuiRAUD, La paroisse Saint^Denis, p. 202-213; — A. Germain, La Rédemption des Captifs, à Montp, ; — Notice hist, et chronoL concernant la Comp. des Pénit. bleus; — L. de La Roque, L«5 Evêques de Maguelone et de Montp,, p. i97; — Ch. D'AiGREFEuiLLE, Hist. dc Moutp,, n« partie, Ch. vi.

cependant pour que les biens de la Merci ne fussent pas vendus au profit de la nation (1).

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