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IV. — LES FILLES DE LA CHARITÉ

1° Les Filles de la Charité de Montpellier (2). — En 1789, les Sœurs de Saint-Vincent de Paul, dites Sœurs grises ou Filles de la Charité, desservaient deux grands établissements : l'hôpital Saint-Eloi et la Miséricorde. Au nombre de 18 dans la première de ces maisons et de 10 dans la seconde, elles s'acquittaient de leur belle mission avec un zèle digne de tout éloge, et ne recevaient d'autre rétribution que la somme nécessaire à leur vestiaire.

2^ Les Filles de la Charité, à Lunel (3). — En vertu d'un contrat passé entre la municipalité de Lunel et le supé-

(1) F. Saurel, Vie de Mgr Foumier, p. 169.

(2) Arch. municip. série P. I, 7. — F. Saurel, Vie de Mgr Foumier, p. 164.

(3) Arch. municip. de Lunel, Arm. 4; — Millerot, HisL de la ville de Lunel,

rieur de Tlnstitut des Filles de la Charité (1696), deux de ces religieuses furent cédées à la ville. Elles devaient tenir une école gratuite pour les petites filles pauvres et donner leurs soins aux malades indigents; mais à domicile seulement et sans qu'on put les obliger à servir dans aucun hôpital. Elles devaient être convenablement logées aux frais de la ville et recevoir chacune un traitement annuel de 150 livres.

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