I. — MAISON DE SAINTE-URSULE
La première de ces deux maisons, placée sous le vocable de la Présentation de Notre-Dame suivait la règle de S. Augustin. Elle avait été ouverte le 17 août 1641, par six religieuses venues du monastère de Pézenas et cédées à l'évêque de Montpellier Fenoillet par Fulcran
(1) Arcli. de l'Hérault, Reg, au Diredoire du dùtricl de Montp.
(2) D'AiGRFFEUiLLE, Ilist, de Montp,j ii® partie, Cii. viii» et ix«. — F. Saurel, Vie de Mgr Fournier, p. 166.
de Barrés, évêque d'Agde. Au bout de quelques années cet établissement, peu considérable dans le principe, fut en état de se développer et occupa un local spacieux et commode dans l'intérieur de la ville, entre les rues de la Blanquerie et de la Chapelle-Neuve (1). C'est dans ce lieu que la Révolution trouva les filles de Sainte-Ursule, vouées à renseignement et à l'éducation des jeunes personnes du sexe.
Le revenu total du monastère, provenant de la dot des professes et de la pension des élèves, s'élevait en 1789 à la somme de 12,689 livres 8 sous et servait à l'entretien de 21 religieuses de chœur et 5 converses, dont la supérieure était Régis Théron, sœur du curé de Notre- Dame et l'assistante Françoise Delmas.