I. — COUVENTS D'HOMMES L — LES BÉNÉDICTINS
lo V Abbaye de Joncels (1) avait été fondée en Thonneur de Tapôtre S. Pierre sur les confins des diocèses de Rodez et de Lodève dans la paroisse de Lunas. Elle eût à souffrir des Sarrazins, des routiers et des hérétiques. Au siècle dernier son abbaye valait 4,000 livres et était taxée en cour de Rome à 500 florins. Son dernier abbé fut Louis-François de Bausset (2), neveu de Bausset de Roquefort, évêque de Béziers, qui lui avait donné un canonicat dans Téglise cathédrale Saînt-Nazaire.
2^ L'abbaye de Villemagne placée sous le vocable de Saint-Martin et de Saint-Majan, avait été fondée vers la fin du vi« siècle, en même temps que celles d'Aniane, de Saint-Guilhem du Désert, de Saint-Thibéry et de Saint- Chinian, après les conquêtes franques et les invasions sarrasines. Elle fut établie sur les bords de la Mare et donna naissance à un village qui fait aujourd'hui partie du canton de Saint-Gervais. Après avoir beaucoup soufi*ert des guerres et des hérétiques, elle fut relevée de ses misères physiques et morales par la congrégation des Bénédictins de Saint -Maur (1661). N. de Jouffroy d'Abbans, Franc-Comtois, chanoine de Saint-Claude (1733), en devint abbé commendataire (1772) et se trouvait encore en place lorsque survint la Révolution.
(1) FisQUET, Dioc. de Béziers; — E. Thomas, DicL topog.; SoupAiRAc, Dict, géogr.
(2) C'est l'auteur des Vies de Bossuet et de Fénelon.