IV. — LES CORDELIERS D'AGDE(i
Leur établissement remontait au xni« siècle, et avait subi les effets de la rage des Calvinistes en 1562. Leur maison rebâtie dans la suite (1756), loin d'atteindre jamais la splendeur des temps primitifs, suivit quoique avec une certaine lenteur, un mouvement de décroissance et d'affaiblissement ininterrompu, et arriva vers 1789 à ne plus être habitée que par trois ou quatre religieux. Le supérieur, P. Baldy (Etienne), natif d'Agde et fils d'un avocat au parlement, se faisait remarquer par une conduite vraiment exemplaire qui lui avait attiré la vénération de ses concitoyens. On ne peut pas en dire autant de son économe, le P. Christel, de Mèze, qui sorti d'une famille
(1) Martin (d'Agde), Notice sur N.^D. du Grau; - Montp., GroUiep, 1868, in-80; — Jordan, Hist. de la ville d'Agde;-^ Grasset, Mém. hist. sur la ville d'Agde.
(2) Jordan^ Hist. de la ville d'Agde, p. 139.
peu aisée, avait espéré se procurer des ressources en entrant chez les « Cordeliers de la grande manche ».