V. — LES CORDELIERS DE L'OBSERVANCE DE PÉZENAS ET FLORENSAC
Ces deux établissements étaient d'une faible importance, surtout dans les derniers temps. Le premier était situé dans le faubourg de Pézenas et avait de la peine à se soutenir ; n'ayant que de petits biens fonds attenant au monastère et les oblations des fidèles.
VL — LES CISTERCIENS OU BERNARDINS DE VALMAGNE(l)
Fondée au XII® siècle, Tabbaye de Valmagne était une dépendance de Fontevrault; maïs dans la suite elle embrassa l'institut de Citeaux. Dès le principe, de nombreuses habitations se groupèrent autour des moines qui fournirent aux nouveaux colons de puissants moyens de culture, et une défense paternelle contre l'oppression des forts. Les religieux accordèrent en outre et spontanément aux populations voisines des facultés, tout à fait gratuites, pour la chasse, la dépaissance et le lignérage : bienfaits dont les habitants de Montagnac se montrèrent oublieux. En effet, peu de temps avant la Révolution, ils entreprirent de soumettre aux règles générales du cadastre les biens « possédés en nobilité » par l'abbaye et situés « sur le taillable » de leur ville.
Les consuls et la communauté de Montagnac attaquèrent devant les tribunaux les religieux Bernardins en la
(i) Arch. de l'Hérault, Fonds des Cisterciens de Valmagne; Mém. pour Messire Arnaud-Pierre de Chasienel de Puységur, 19 mars 1788; — J. Renouvier, Huloire, antiquités et archttectonique de l'abbaye de Valmagne; - Montp., V* Picot, 1835, in-i«; et Monumens de quelques anciens diocèses du Bas-Languedoc et anciennes églises du dép. de l'Hérault, in Mém. de la Soc. archéol. de Montp, 9 1. 1, p. 95; — D'Aigrefeuille, t. n.