‹ Histoire religieuse du département de l'HéraultChapitre 85 sur 141 · VI. — LES RÉCOLLETS DE LODÈVE ET DE CLERMONT(i · texte numérisé non relu

VI. — LES RÉCOLLETS DE LODÈVE ET DE CLERMONT(i

lo Les Récollets de Lodève, — Les Récollets de l'Etroite Observance s'établirent à Lodève en 1620, mais d'une façon toute provisoire, dans une maison qu'ils prirent en location et pour laquelle ils payaient un loyer annuel de 36 livres tournois. Peu après leur arrivée, il donnèrent le prix-fait de la construction de leur couvent et de leur église. Celle-ci fut consacrée par Plantavit de la Pause, le dimanche 1^^ février 1632. Jusqu'à la Révolution, le couvent fut constamment habité par 5 ou 6 religieux, à la tête desquels se trouvait le P. Anselme Guidon, qui venait d'être élu gardien, dans le Chapitre tenu à Avignon le 30 mai 1789; et qui donna peu après sa démission. Il fut remplacé par le P. Alexandre Rarrier, lecteur en théologie.

(l) Arch. de THérault, Reg, des procès^verbaux des Visites pasloraies; — Arch. du Couvent des PP, Recolez eslabli à Lodève, par le P. Césaire Lambin, archiviste de la province, et aulres sources déjà citées dans les articles précédents. — Lodève en 1768.

2o Les Récollets de Clermont (1). — En 1604, deux Récollets de Bézîers, recommandables par leur zèle et leur savoir, vinrent à Clermont réparer par leurs prédications les ravages de l'hérésie. Leurs discours attirèrent d'abord un tel concours d'auditeurs de la ville et des environs qu'il ne leur fut possible de prêcher qu'en rase campagne. Leurs succès déterminèrent la fondation d'un couvent. Le dimanche 11 septembre 1611, le conseil de ville autorisa les Pères Récollets à fonder une maison sur les ruines d'un ancien monastère de religieuses Bénédictines qui, après avoir quitté leur premier local situé au quartier de Gorjan, s'étaient bâti une autre résidence dans l'intérieur de la ville (1561). Les religieux prirent possession de leur couvent en 1613, et vinrent l'habiter au nombre de sept d'abord et puis de 12, et ce nombre se conserva à peu de choses près jusqu'à l'extinction forcée de la communauté. Comme les Bénédictins, leurs voisins, ils se rendaient utiles an clergé paroissial, trop peu nombreux pour une population de plus de 6,000 âmes, prêchant, confessant, présidant même parfois les cérémonies religieuses. Ils lui furent surtout d'un grand secours, peu d'années après leur établissement dans la ville. En 1529, la peste se déclara dans les premiers jours du mois d'août. « Il ne demeura sur le théâtre fatal que ceux à qui le défaut de fortune, le devoir ou la charité ne permettaient" pas de s'expatrier. Les Récollets furent dô ce nombre. Ayant offert généreusement leur maison pour loger les pestiférés, ils se dévouèrent avec un zèle admirable au service de cet hôpital improvisé, sans aucune crainte de contracter eux-mêmes la maladie. » Leur couvent servit encore une fois d'hôpital aux malades atteints de l'épidémie, en 1652.

(1) Durand, Hist. de la ville de Clermont- V Hérault, p. 199 et 3UTV., 207, 217 et suiv.

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