‹ Histoire religieuse et civile de Saint-Rambert en ForezChapitre 9 sur 119 · INTRODUCTION XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XVII

qui emportaient des populations entières aux « reméages » célèbres, ont presque disparu. Et là où ils existent encore, ce n'est plus la foi ardente des temps antiques. Dans nos églises, les châsses dorées n'attirent guère que la curiosité. Souvent même, elles occupent un coin obscur de sacristie d'où elles ne sortent, une fois Tan, que pour recevoir les hommages d'un peuple clairsemé.

Et, cependant, elles sont toujours vraies les paroles du Concile de Trente : « Les corps des martyrs et des autres saints, entrés en participation de la vie glorieuse de J.-C, sont dignes du respect et de la vénération des fidèles. Ces corps ont été les membres vivants de J.-C. et le temple de V Esprit Saint; le même Dieu doit un jour les ressusciter à une éternelle vie, et les doter d'une éternelle gloire; par eux, enfin, il plait à la divine Bonté d'accorder aux hommes de nombreuses faveurs (i). »

a Ils ont glorifié Dieu dans leur corps, et représenté dans leurs chairs la mortification de Jésus-Christ (2). » Telle est la première raison du culte des reliques.

En définitive, un saint est en effet celui qui a multiplié, dans sa vie, les actions saintes. Or, dans ces actions saintes, le corps et l'âme, intimement unis dans la personne du saint, ont eu leur part. L'aumône impose un acte au corps de Thomme :

(i) Conc. — Trident f sess., a5.

(a) I. Cor., VI, 20. — II. Cor.. IV, lO. ^

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